Le blog du projet fait peau neuve ! Rendez vous à l'adresse : https://blogvaleco.com/carrierehamel/
pour découvrir les nouvelles actualités ! A bientôt !
Dans le cadre de ce projet, Valeco a travaillé main dans la main depuis 2022 avec le Conservatoire d'espaces naturels (CEN) des Hauts-de-France (https://www.cen-hautsdefrance.org/) et le Groupe Ornithologiste et naturaliste du Nord (GON) (https://gon.fr/), pour faire de cette ancienne carrière un havre de biodiversité.


De nombreuses zones de la carrière ont été renaturalisés depuis 2013, notamment au Sud et à l'Est de la carrière. La création d’habitats ex nihilo a été menée par l’ancien carrier, STB Matériaux. Cette mosaïque d’écosystèmes fait l’objet d’un suivi pluriannuel par le Conservatoire des Espaces Naturels (CEN).

Sur la moitié Nord de la carrière, des plateformes ont été aménagées en vue d’accueillir le projet solaire, de 2022 à 2024. Ce site est également étudié afin d’en faire un havre de biodiversité. Pour cela, Valeco a travaillé main dans la main avec le CEN depuis 2022, envisageant différents substrats pouvant accueillir des cortèges floristiques différents.

Un partenariat a été mis en place afin que le CEN effectue le suivi de la biodiversité sur le site. En particulier, seront suivis les cortèges des différentes espèces d’abeilles (Abeilles solitaires entre autres) et de la ressource floristique des différents biotopes. Le projet solaire permettra d'assurer une continuité du suivi de l'ensemble du site par les experts du CEN.
Le projet est également conçu en concertation avec le GON (Groupe Ornithologiste et naturaliste du Nord), notamment au sujet des distances d’évitement des talus à hirondelles et du suivi pluriannuel de la population d’Hirondelles de rivage.

Abeilles :


Lande à Callune :


Mare à Amphibiens :

Vue depuis le belvédère au Sud :

La phase de construction
La construction de la centrale photovoltaïque s’étale sur une période allant de six à quatorze mois prévisionnels, selon la taille du chantier. Celui-ci sera divisé selon les tranches suivantes :
- Avant toute intervention, les zones de travail seront délimitées strictement. Les accès au site seront aménagés. Un plan de circulation sur le site et ses accès sera mis en place de manière à limiter les impacts sur le site et ses abords.
- Préparation du site : elle rassemble diverses opérations préalables au montage des structures. D’abord il y a le débroussaillage, la création et l’aménagement des voies d’accès (pistes). Enfin, cette phase se termine par la mise en place de la clôture et des portails.
- Le montage des structures photovoltaïques : Réalisation des tranchées (pour la mise en place des câbles haute tension, câbles basse tension alternatif et divers gaines), battage des pieux, mise en place des structures, et enfin pose des modules.
- Le raccordement du circuit électrique : entre les modules et le réseau de câbles, le ou les postes électriques, les onduleurs.
- La mise en service : des onduleurs et des postes de transformation et différentes phases de tests.
L’emprise du chantier comprend les plates-formes de stockage du matériel et d’entreposage des containeurs, plates-formes qui seront limitées dans le temps à la période de chantier. Elles seront ensuite remises en état, le chantier étant suivi par un coordonnateur SPS, un coordinateur environnemental et un écologue[IG1] .
La phase d'exploitation de la centrale
La durée de vie prévue pour la centrale photovoltaïque est de 40 ans.
Mais quels sont ses impacts sur les parcelles ? Quelles sont les opérations d'entretien courantes ? Et comment est anticipée la fin de vie de la centrale ?
1. Entretien du site solaire
En phase exploitation, l’entretien de l’installation est minimal, les panneaux ne nécessitant pas d’entretien au quotidien. Il consiste essentiellement à :
- Entretenir et débroussailler les chemins d’exploitation et la voie périphérique (zone tampon risque incendie),
- Remplacer les éléments éventuellement défectueux de structure,
- Remplacer ponctuellement les éléments électriques à mesure de leur vieillissement.
L’entretien du site sera planifié de manière à éviter la période de nidification de l’avifaune sachant que le terrain une fois aménagé et clôturé est favorable au développement de cette biodiversité.
2. Entretien des modules
Le procédé d’entretien employé ne fera pas appel à des produits nocifs pour l’environnement et privilégiera l’action mécanique de l’eau et des outils de nettoyage.
Deux types de nettoyage pourront être différenciés :
- Nettoyage dit ciblé en minimum d’étapes de la totalité des modules une fois tous les cinq ans (maintenance préventive) afin d’enlever la poussière, les dépôts et salissures,
- Nettoyage dit efficace et au cas par cas si présence de taches ou traces apparentes, à la suite d’un événement exceptionnel.
La fin d’exploitation
1. Démantèlement
Le démantèlement en fin d’exploitation se fera en fonction de la future utilisation du terrain.
Ainsi, il est possible qu’à la fin de vie des modules, ceux-ci soient simplement remplacés par de nouveaux modules de dernière génération, ou que la centrale soit reconstruite avec une nouvelle technologie, sous conditions d'une autorisation environnementale.
Dans le cas d’un démantèlement, toute la centrale est démentelée sans exception. Un suivi sera assuré par un écologue durant toute la phase de revégétalisation.
Chaque année d’exploitation, VALECO constituera des garanties financières de démantèlement afin d’assurer un budget dédié au démontage de tous les appareillages et la remise en état du site. Cette enveloppe sera consignée à la Caisse des Dépôts et consignations.
2. Recyclage
L’industrie du photovoltaïque connaît actuellement un fort développement et elle s’est fortement engagée à s’organiser dès aujourd’hui pour anticiper sur le devenir des panneaux lorsqu’ils arriveront en fin de vie, au minimum 25 ans après leur mise en œuvre.
Les sociétés membres de l’association européenne SOREN ont signé conjointement en décembre 2008 une déclaration d’engagement pour la mise en place d’un programme volontaire de reprise et de recyclage des modules photovoltaïques et déchets de panneaux en fin de vie.
L’association SOREN a pour objectif de reprendre 65 % des panneaux installés en Europe depuis 1990 et d’en recycler près de 95 % des déchets.
Concernant les autres équipements comme notamment les onduleurs, la directive européenne n°2002/96/CE (DEEE ou D3E) portant sur les déchets d’équipements électriques et électroniques, a été adoptée au sein de l’union européenne en 2002. Elle oblige depuis 2005 les fabricants d’appareils électroniques, et donc les fabricants d’onduleurs, à réaliser à leurs frais la collecte et le recyclage de leurs produits.
La prise en compte anticipée du devenir des modules et des différents composants de la centrale photovoltaïque en fin de vie permet ainsi :
- De réduire le volume de modules photovoltaïques arrivés en fin de vie,
- D’augmenter la réutilisation de ressources de valeur comme le verre, le silicium et les autres matériaux semi-conducteurs,
- De réduire le temps de retour énergétique des modules et les impacts environnementaux liés à leur fabrication.
Nous restons à votre disposition pour échanger sur le projet par e-mail ou via notre formulaire de contact !
Cette foire aux questions a pour but de répondre aux différentes interrogations remontées à Valeco, et apporter les précisions nécessaires pour mieux comprendre le projet
#1 L'environnement du projet
Comment préserver les espèces présentes sur le site, qui ont l'habitude de se déplacer librement ? Quel est l'impact environnemental du projet ?
Des études faunistiques et floristiques ont été menées par un bureau d'études naturaliste spécialisé pendant 12 mois sur le site du projet. Ces études ont permis d’identifier les différentes espèces animales et les habitats qui composent le site.
La conception du projet s’est faite de manière à engendrer le moins d’impacts possible vis-à-vis des enjeux écologiques du site. L’accent a été mis sur les mesures d’évitement des zones à enjeux pour éviter les impacts directs du projet sur les espèces et leurs habitats.
Par exemple, la zone Sud de la carrière, qui a déjà été remise en état, avec ses zones humides sont volontairement évitées et préservées en phase chantier et exploitation. L’ensemble des haies et boisements, qui représentent des habitats à enjeux pour les espèces animales, sont également préservés.
En complément de cette stratégie d’évitement, des mesures de réduction de l’impact ont été dimensionnées autour du projet dans un objectif d'avoir des impacts résiduels les plus faibles possibles. Par exemple :
- La mise en place d’un calendrier écologique en phase chantier, pour éviter le dérangement des espèces en phase travaux sur les périodes les plus sensibles pour la biodiversité.
- Un suivi par un écologue tiers aura lieu en phase chantier, pour s’assurer de la mise en œuvre des mesures et permettre la conduite du chantier en respectant l’environnement.
- Un suivi écologique après la mise en service de la centrale sera réalisé par le Conservatoire des Espaces Naturels. Ils réaliseront le suivi écologique de la centrale en fonctionnement, pour s’assurer que les espèces inventoriées sont toujours présentes sur site et ainsi contrôler l’efficacité des mesures.
L’ensemble de ces éléments sont précisés dans l’étude d’impact environnemental du projet, qui est une des pièces majeures du dossier de permis de construire et qui sera disponible à la consultation au moment de l’enquête publique.
Est-ce que les panneaux peuvent éblouir ?
Le rayonnement réfléchi, qui pourrait constituer une gêne pour la faune ou les usagers des voies de circulation et les habitants, est faible.
L’objectif principal d’un panneau est de capter le rayonnement solaire et minimiser ce qui est réfléchi. Pour cela, une couche antireflet est présente sur les panneaux pour maximiser l’absorption. Les tables seront inclinées à 30° au maximum, ce qui limite très fortement le risque de réflexion.
La végétation périphérique du projet et les haies plantées permettront de limiter très fortement les vues sur la centrale. Ainsi, le risque d’éblouissement à proximité du site est très faible.
#2 Le projet énergétique
Où sera acheminée l'énergie ? Qui la consomme ?
L’électricité renouvelable produite par la centrale sera injectée sur le réseau public de distribution et pourra être disponible pour le grand public.
Les modules photovoltaïques produisent un courant continu, ils sont reliés à des onduleurs, qui transforment en courant alternatif, puis à des postes de livraison comprenant notamment des transformateurs qui élèvent la tension afin de la rendre compatible avec le réseau. Ces postes de livraison vont ensuite être raccordés à un poste-source, charnière entre les structures productrices d'énergie et le réseau de transport de l'électricité. Les câbles acheminant l'électricité jusqu'au poste-source seront enterrés le long des voies routières, dans des tranchées de 80 cm de profondeur au maximum.
Quelle est la durée de vie du projet ? Quid du démantèlement ?
Les panneaux photovoltaïques ont une durée de vie de 25 ans garantie par les constructeurs. Au-delà, il s’agit principalement d’une dégradation des performances. À titre d’information, au bout de 25 ans, les panneaux produisent généralement 85% de leur puissance initiale. La centrale est prévue pour une exploitation de 40 ans, ce qui permet d’exploiter le plus longtemps possible les panneaux installés. Dans le cadre du bail emphytéotique, une clause engage le producteur d’énergie renouvelable à démanteler la centrale, une enveloppe budgétaire est par ailleurs constituée au moment du chantier de construction, enveloppe détenue par la Caisse des Dépôts et Consignations.
VALECO garantit le démantèlement et la remise en état du site :
- Évacuation des modules, structures aluminium, pieux en acier, connectiques, câbles, etc. ;
- Démantèlement des postes électriques ;
- Travaux de restauration du site ;
- Suivi par un ingénieur écologue de la phase de re-végétalisation.
Que deviennent les panneaux à la fin de l’exploitation ?

Synthèse du recyclage des panneaux. Source : SOREN
95% d’un panneau photovoltaïque se recyclent. Les panneaux photovoltaïques envisagés pour le projet sont constitués de silicium cristallin et d’aluminium qui sont des matériaux recyclables. Pour assurer le recyclage de ces panneaux photovoltaïques, le porteur de projet énergétique paye une cotisation, au moment de l’implantation du projet, qui sert à financer l’éco-organisme Soren, spécialisé dans le recyclage des modules photovoltaïques, et agréé par les pouvoirs publics.
Pour en savoir plus sur SOREN, cliquez ici
Une usine SOREN de réemploi et de traitement de panneaux photovoltaïques vient d'être inaugurée à proximité de Bordeaux. Pour en savoir plus, voici une vidéo : Cliquez ici
#3 Le cadre de vie
Les panneaux émettent-ils des infrasons dangereux pour la santé humaine ?
Non. Les infrasons sont les sons inférieurs à une fréquence de 20 Hertz et donc inaudibles par l’être humain. La centrale produit une électricité à une fréquence de 50 Hz, qui correspond à la fréquence du réseau public.
Les panneaux émettent-ils du bruit ?
Les panneaux sont totalement silencieux.
Du bruit peut cependant être émis par les onduleurs et les locaux techniques du fait des ventilateurs de refroidissement. La centrale ne produisant qu’en journée, les ventilateurs ne fonctionnent pas la nuit.
La meilleure stratégie pour limiter les nuisances sonores est l’éloignement de ces équipements des lieux d’habitations. Pour ce projet, VALECO s’est engagé à placer les onduleurs et locaux techniques à plus de 150 m des habitations pour se fondre dans le bruit environnant.
Les panneaux émettent-ils des ondes électromagnétiques dangereuses pour la santé humaine ?
Non. L’ensemble des éléments du projet photovoltaïque, et de sous-station d’élévation de la tension, respectera les normes d’émission de champs électromagnétiques. En outre, l’intensité de ces champs diminue très rapidement avec la distance de la source émettrice et le champ électrique des câbles électriques enterrés est nul.
À 1 m des panneaux photovoltaïques, aucun champ magnétique ou électromagnétique n’est détecté. Au-delà de 3 à 5 m des onduleurs, l’électromagnétisme généré par ceux-ci n’est plus perceptible. Ainsi, au-delà de la clôture du parc, et donc en dehors de la centrale, le niveau de champ électromagnétique est négligeable.
Il n’y a pas de risque pour la santé humaine dans un projet photovoltaïque. Toutefois, une attention particulière sera portée sur la mise à la terre des installations.
Nous craignons une dévaluation immobilière de nos maisons. Il y a-t-il un risque qu’elles perdent de la valeur ?
Le marché immobilier est par définition fluctuant. À ce jour, aucune corrélation entre l’implantation d’une ferme photovoltaïque et une dévaluation immobilière n’a été identifiée.
Les inquiétudes des riverains à ce sujet sont liées principalement aux impacts que pourraient avoir ce projet sur le cadre de vie et l’environnement immédiat. En phase de travaux, ces impacts seront potentiellement plus importants, c’est pour cela que des mesures de réduction des impacts sont actuellement à l’étude. À l’approche des travaux, les habitants seront rencontrés et informés pour anticiper et limiter les impacts des travaux.
Nous restons à votre disposition pour échanger sur le projet par e-mail ou via notre formulaire de contact !
Le blog du projet fait peau neuve ! Rendez vous à l'adresse : https://blogvaleco.com/carrierehamel/
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Dans le cadre de ce projet, Valeco a travaillé main dans la main depuis 2022 avec le Conservatoire d'espaces naturels (CEN) des Hauts-de-France (https://www.cen-hautsdefrance.org/) et le Groupe Ornithologiste et naturaliste du Nord (GON) (https://gon.fr/), pour faire de cette ancienne carrière un havre de biodiversité.


De nombreuses zones de la carrière ont été renaturalisés depuis 2013, notamment au Sud et à l'Est de la carrière. La création d’habitats ex nihilo a été menée par l’ancien carrier, STB Matériaux. Cette mosaïque d’écosystèmes fait l’objet d’un suivi pluriannuel par le Conservatoire des Espaces Naturels (CEN).

Sur la moitié Nord de la carrière, des plateformes ont été aménagées en vue d’accueillir le projet solaire, de 2022 à 2024. Ce site est également étudié afin d’en faire un havre de biodiversité. Pour cela, Valeco a travaillé main dans la main avec le CEN depuis 2022, envisageant différents substrats pouvant accueillir des cortèges floristiques différents.

Un partenariat a été mis en place afin que le CEN effectue le suivi de la biodiversité sur le site. En particulier, seront suivis les cortèges des différentes espèces d’abeilles (Abeilles solitaires entre autres) et de la ressource floristique des différents biotopes. Le projet solaire permettra d'assurer une continuité du suivi de l'ensemble du site par les experts du CEN.
Le projet est également conçu en concertation avec le GON (Groupe Ornithologiste et naturaliste du Nord), notamment au sujet des distances d’évitement des talus à hirondelles et du suivi pluriannuel de la population d’Hirondelles de rivage.

Abeilles :


Lande à Callune :


Mare à Amphibiens :

Vue depuis le belvédère au Sud :

La phase de construction
La construction de la centrale photovoltaïque s’étale sur une période allant de six à quatorze mois prévisionnels, selon la taille du chantier. Celui-ci sera divisé selon les tranches suivantes :
- Avant toute intervention, les zones de travail seront délimitées strictement. Les accès au site seront aménagés. Un plan de circulation sur le site et ses accès sera mis en place de manière à limiter les impacts sur le site et ses abords.
- Préparation du site : elle rassemble diverses opérations préalables au montage des structures. D’abord il y a le débroussaillage, la création et l’aménagement des voies d’accès (pistes). Enfin, cette phase se termine par la mise en place de la clôture et des portails.
- Le montage des structures photovoltaïques : Réalisation des tranchées (pour la mise en place des câbles haute tension, câbles basse tension alternatif et divers gaines), battage des pieux, mise en place des structures, et enfin pose des modules.
- Le raccordement du circuit électrique : entre les modules et le réseau de câbles, le ou les postes électriques, les onduleurs.
- La mise en service : des onduleurs et des postes de transformation et différentes phases de tests.
L’emprise du chantier comprend les plates-formes de stockage du matériel et d’entreposage des containeurs, plates-formes qui seront limitées dans le temps à la période de chantier. Elles seront ensuite remises en état, le chantier étant suivi par un coordonnateur SPS, un coordinateur environnemental et un écologue[IG1] .
La phase d'exploitation de la centrale
La durée de vie prévue pour la centrale photovoltaïque est de 40 ans.
Mais quels sont ses impacts sur les parcelles ? Quelles sont les opérations d'entretien courantes ? Et comment est anticipée la fin de vie de la centrale ?
1. Entretien du site solaire
En phase exploitation, l’entretien de l’installation est minimal, les panneaux ne nécessitant pas d’entretien au quotidien. Il consiste essentiellement à :
- Entretenir et débroussailler les chemins d’exploitation et la voie périphérique (zone tampon risque incendie),
- Remplacer les éléments éventuellement défectueux de structure,
- Remplacer ponctuellement les éléments électriques à mesure de leur vieillissement.
L’entretien du site sera planifié de manière à éviter la période de nidification de l’avifaune sachant que le terrain une fois aménagé et clôturé est favorable au développement de cette biodiversité.
2. Entretien des modules
Le procédé d’entretien employé ne fera pas appel à des produits nocifs pour l’environnement et privilégiera l’action mécanique de l’eau et des outils de nettoyage.
Deux types de nettoyage pourront être différenciés :
- Nettoyage dit ciblé en minimum d’étapes de la totalité des modules une fois tous les cinq ans (maintenance préventive) afin d’enlever la poussière, les dépôts et salissures,
- Nettoyage dit efficace et au cas par cas si présence de taches ou traces apparentes, à la suite d’un événement exceptionnel.
La fin d’exploitation
1. Démantèlement
Le démantèlement en fin d’exploitation se fera en fonction de la future utilisation du terrain.
Ainsi, il est possible qu’à la fin de vie des modules, ceux-ci soient simplement remplacés par de nouveaux modules de dernière génération, ou que la centrale soit reconstruite avec une nouvelle technologie, sous conditions d'une autorisation environnementale.
Dans le cas d’un démantèlement, toute la centrale est démentelée sans exception. Un suivi sera assuré par un écologue durant toute la phase de revégétalisation.
Chaque année d’exploitation, VALECO constituera des garanties financières de démantèlement afin d’assurer un budget dédié au démontage de tous les appareillages et la remise en état du site. Cette enveloppe sera consignée à la Caisse des Dépôts et consignations.
2. Recyclage
L’industrie du photovoltaïque connaît actuellement un fort développement et elle s’est fortement engagée à s’organiser dès aujourd’hui pour anticiper sur le devenir des panneaux lorsqu’ils arriveront en fin de vie, au minimum 25 ans après leur mise en œuvre.
Les sociétés membres de l’association européenne SOREN ont signé conjointement en décembre 2008 une déclaration d’engagement pour la mise en place d’un programme volontaire de reprise et de recyclage des modules photovoltaïques et déchets de panneaux en fin de vie.
L’association SOREN a pour objectif de reprendre 65 % des panneaux installés en Europe depuis 1990 et d’en recycler près de 95 % des déchets.
Concernant les autres équipements comme notamment les onduleurs, la directive européenne n°2002/96/CE (DEEE ou D3E) portant sur les déchets d’équipements électriques et électroniques, a été adoptée au sein de l’union européenne en 2002. Elle oblige depuis 2005 les fabricants d’appareils électroniques, et donc les fabricants d’onduleurs, à réaliser à leurs frais la collecte et le recyclage de leurs produits.
La prise en compte anticipée du devenir des modules et des différents composants de la centrale photovoltaïque en fin de vie permet ainsi :
- De réduire le volume de modules photovoltaïques arrivés en fin de vie,
- D’augmenter la réutilisation de ressources de valeur comme le verre, le silicium et les autres matériaux semi-conducteurs,
- De réduire le temps de retour énergétique des modules et les impacts environnementaux liés à leur fabrication.
Nous restons à votre disposition pour échanger sur le projet par e-mail ou via notre formulaire de contact !
Cette foire aux questions a pour but de répondre aux différentes interrogations remontées à Valeco, et apporter les précisions nécessaires pour mieux comprendre le projet
#1 L'environnement du projet
Comment préserver les espèces présentes sur le site, qui ont l'habitude de se déplacer librement ? Quel est l'impact environnemental du projet ?
Des études faunistiques et floristiques ont été menées par un bureau d'études naturaliste spécialisé pendant 12 mois sur le site du projet. Ces études ont permis d’identifier les différentes espèces animales et les habitats qui composent le site.
La conception du projet s’est faite de manière à engendrer le moins d’impacts possible vis-à-vis des enjeux écologiques du site. L’accent a été mis sur les mesures d’évitement des zones à enjeux pour éviter les impacts directs du projet sur les espèces et leurs habitats.
Par exemple, la zone Sud de la carrière, qui a déjà été remise en état, avec ses zones humides sont volontairement évitées et préservées en phase chantier et exploitation. L’ensemble des haies et boisements, qui représentent des habitats à enjeux pour les espèces animales, sont également préservés.
En complément de cette stratégie d’évitement, des mesures de réduction de l’impact ont été dimensionnées autour du projet dans un objectif d'avoir des impacts résiduels les plus faibles possibles. Par exemple :
- La mise en place d’un calendrier écologique en phase chantier, pour éviter le dérangement des espèces en phase travaux sur les périodes les plus sensibles pour la biodiversité.
- Un suivi par un écologue tiers aura lieu en phase chantier, pour s’assurer de la mise en œuvre des mesures et permettre la conduite du chantier en respectant l’environnement.
- Un suivi écologique après la mise en service de la centrale sera réalisé par le Conservatoire des Espaces Naturels. Ils réaliseront le suivi écologique de la centrale en fonctionnement, pour s’assurer que les espèces inventoriées sont toujours présentes sur site et ainsi contrôler l’efficacité des mesures.
L’ensemble de ces éléments sont précisés dans l’étude d’impact environnemental du projet, qui est une des pièces majeures du dossier de permis de construire et qui sera disponible à la consultation au moment de l’enquête publique.
Est-ce que les panneaux peuvent éblouir ?
Le rayonnement réfléchi, qui pourrait constituer une gêne pour la faune ou les usagers des voies de circulation et les habitants, est faible.
L’objectif principal d’un panneau est de capter le rayonnement solaire et minimiser ce qui est réfléchi. Pour cela, une couche antireflet est présente sur les panneaux pour maximiser l’absorption. Les tables seront inclinées à 30° au maximum, ce qui limite très fortement le risque de réflexion.
La végétation périphérique du projet et les haies plantées permettront de limiter très fortement les vues sur la centrale. Ainsi, le risque d’éblouissement à proximité du site est très faible.
#2 Le projet énergétique
Où sera acheminée l'énergie ? Qui la consomme ?
L’électricité renouvelable produite par la centrale sera injectée sur le réseau public de distribution et pourra être disponible pour le grand public.
Les modules photovoltaïques produisent un courant continu, ils sont reliés à des onduleurs, qui transforment en courant alternatif, puis à des postes de livraison comprenant notamment des transformateurs qui élèvent la tension afin de la rendre compatible avec le réseau. Ces postes de livraison vont ensuite être raccordés à un poste-source, charnière entre les structures productrices d'énergie et le réseau de transport de l'électricité. Les câbles acheminant l'électricité jusqu'au poste-source seront enterrés le long des voies routières, dans des tranchées de 80 cm de profondeur au maximum.
Quelle est la durée de vie du projet ? Quid du démantèlement ?
Les panneaux photovoltaïques ont une durée de vie de 25 ans garantie par les constructeurs. Au-delà, il s’agit principalement d’une dégradation des performances. À titre d’information, au bout de 25 ans, les panneaux produisent généralement 85% de leur puissance initiale. La centrale est prévue pour une exploitation de 40 ans, ce qui permet d’exploiter le plus longtemps possible les panneaux installés. Dans le cadre du bail emphytéotique, une clause engage le producteur d’énergie renouvelable à démanteler la centrale, une enveloppe budgétaire est par ailleurs constituée au moment du chantier de construction, enveloppe détenue par la Caisse des Dépôts et Consignations.
VALECO garantit le démantèlement et la remise en état du site :
- Évacuation des modules, structures aluminium, pieux en acier, connectiques, câbles, etc. ;
- Démantèlement des postes électriques ;
- Travaux de restauration du site ;
- Suivi par un ingénieur écologue de la phase de re-végétalisation.
Que deviennent les panneaux à la fin de l’exploitation ?

Synthèse du recyclage des panneaux. Source : SOREN
95% d’un panneau photovoltaïque se recyclent. Les panneaux photovoltaïques envisagés pour le projet sont constitués de silicium cristallin et d’aluminium qui sont des matériaux recyclables. Pour assurer le recyclage de ces panneaux photovoltaïques, le porteur de projet énergétique paye une cotisation, au moment de l’implantation du projet, qui sert à financer l’éco-organisme Soren, spécialisé dans le recyclage des modules photovoltaïques, et agréé par les pouvoirs publics.
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#3 Le cadre de vie
Les panneaux émettent-ils des infrasons dangereux pour la santé humaine ?
Non. Les infrasons sont les sons inférieurs à une fréquence de 20 Hertz et donc inaudibles par l’être humain. La centrale produit une électricité à une fréquence de 50 Hz, qui correspond à la fréquence du réseau public.
Les panneaux émettent-ils du bruit ?
Les panneaux sont totalement silencieux.
Du bruit peut cependant être émis par les onduleurs et les locaux techniques du fait des ventilateurs de refroidissement. La centrale ne produisant qu’en journée, les ventilateurs ne fonctionnent pas la nuit.
La meilleure stratégie pour limiter les nuisances sonores est l’éloignement de ces équipements des lieux d’habitations. Pour ce projet, VALECO s’est engagé à placer les onduleurs et locaux techniques à plus de 150 m des habitations pour se fondre dans le bruit environnant.
Les panneaux émettent-ils des ondes électromagnétiques dangereuses pour la santé humaine ?
Non. L’ensemble des éléments du projet photovoltaïque, et de sous-station d’élévation de la tension, respectera les normes d’émission de champs électromagnétiques. En outre, l’intensité de ces champs diminue très rapidement avec la distance de la source émettrice et le champ électrique des câbles électriques enterrés est nul.
À 1 m des panneaux photovoltaïques, aucun champ magnétique ou électromagnétique n’est détecté. Au-delà de 3 à 5 m des onduleurs, l’électromagnétisme généré par ceux-ci n’est plus perceptible. Ainsi, au-delà de la clôture du parc, et donc en dehors de la centrale, le niveau de champ électromagnétique est négligeable.
Il n’y a pas de risque pour la santé humaine dans un projet photovoltaïque. Toutefois, une attention particulière sera portée sur la mise à la terre des installations.
Nous craignons une dévaluation immobilière de nos maisons. Il y a-t-il un risque qu’elles perdent de la valeur ?
Le marché immobilier est par définition fluctuant. À ce jour, aucune corrélation entre l’implantation d’une ferme photovoltaïque et une dévaluation immobilière n’a été identifiée.
Les inquiétudes des riverains à ce sujet sont liées principalement aux impacts que pourraient avoir ce projet sur le cadre de vie et l’environnement immédiat. En phase de travaux, ces impacts seront potentiellement plus importants, c’est pour cela que des mesures de réduction des impacts sont actuellement à l’étude. À l’approche des travaux, les habitants seront rencontrés et informés pour anticiper et limiter les impacts des travaux.
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