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PERMANENCES D'INFORMATION EN MAIRIE DE MONNAI SUR LE PROJET
Le lundi 06 mai de 15 h à 17 h 30
Le mardi 07 mai de 12 h à 14 h
Vous pouvez venir quand vous le souhaitez sur ces créneaux : il ne s’agit pas d’une réunion mais d’un temps d’échange libre au sujet du projet et de l’agrivoltaïsme. D’autres phases de concertation seront organisées au cours de la vie du projet.
MISE A DISPOSITION AUX RIVERAINS D’UN DOSSIER D’INFORMATION
Un dossier de présentation du projet sera mis à disposition de tous en mairies de Monnai et d'Heugon. Ce dossier permettra à chacun de s’informer sur le projet. Il sera accompagné d’un registre des observations du public.
La consultation du dossier de présentation du projet est possible du 07 au 21 mai 2024 :
Le lundi : de 13 h 30 à 17 h 30 en mairie d'Heugon
Le jeudi : de 15 h 30 à 18 h 30 en mairie de Monnai
Nous restons à votre disposition pour échanger sur le projet par e-mail ou via notre formulaire de contact !
De nombreuses études ont été effectuées pour assurer la cohérence avec l'environnement du projet, et rassemblées en une Etude d'Impact sur l'Environnement.
Son objectif : intégrer le mieux le projet aux le milieu naturel, le milieu humain, le milieu physique, le paysage et le patrimoine.
Son déroulé : Valeco a fait appel à des bureaux d'études indépendants, spécialisés sur chacune des thématiques étudiées. Les expertises se décomposent en des "états initiaux" de la zone, vierge de tout projet. Elles permettent à Valeco de connaître les zones les plus sensibles, afin de pouvoir concevoir le projet dans une logique de moindre impact, en appliquant la séquence ERC : Eviter, Reduire, Compenser. Vient ensuite une partie "impacts et mesures", qui présente ajustements qui ont été nécessaires pour que le projet soit le moins impactant possible.
1. Volet naturaliste de l'étude d'impact
Méthodologie :
- Inventaires sur 4 saisons et sur tous groupes (Avifaune, Entomofaune, Chiroptères, Mammifères terrestres, Amphibiens, Reptiles)
- 133 hectares de surface inventoriée
- 26 sondages pédologiques
- 6 passages "habitats", 6 passages "zones humides" et 6 passages "faune"
- Réalisés par 9 experts écologues d'un bureau d'études indépendant
Chiffres clés pour les états initiaux :
- 14 habitats inventoriés
- Plus de 10 espèces de mammifères inventoriées
- Plus de 20 espèces de chiroptères inventoriées
- Plus de 70 espèces d'oiseaux inventoriées
- Plus de 2 espèces de reptiles inventoriées
- 10 espèces d'amphibiens inventoriées
- Aucune espèce en danger ne sera impactée
Stratégie mise en place pour les impacts et enjeux :
- Evitement des zones humides
- Evitement des haies bocagères et des arbres (à forts enjeux pour la faune)
- Recul par rapport au bois au Nord afin de préserver les continuités écologiques
- Retrait de 10 m minimum entre les panneaux et les clôtures
- Aménagement d'un calendrier de travaux interdisant certaines opérations à des périodes critiques de l'année (notamment, le battage des pieux pendant la période de reproduction des amphibiens).
2. Volet paysager de l'étude d'impact
Méthodologie :
- Analyse des caractéristiques paysagères à différentes échelles : aire d'étude rapprochée, aire d'étude éloignée
- Prises de vues hivernales "à feuilles tombées" dans le bassin visuel
- Réalisation de photomontages avec les dimensions retenues pour le projet
Etats initiaux :
- Le site est en dehors de périmètres classés ou à enjeux patrimoniaux
- L'aire d'étude est caractéristique du paysage du pays d'Ouche
- Un dense bocage existant limite la vue du projet depuis la plupart des points de vue
Mesures paysagères :
- Plantation de 500 m de haies notamment au Nord, le long de la route départementale, là où le site est le plus à même d'être vu
- Recul des installations par rapport aux riverains : 25 mètres des limites des propriétés pour les panneaux, 150 mètres des habitations pour les onduleurs et locaux techniques
- Adaptation du coloris des locaux techniques pour l'intégration paysagère
- Clôtures masquées par les haies
- Pas d'éclairage de nuit
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La durée de vie prévue pour la centrale photovoltaïque est de 40 ans.
Mais quels sont ses impacts sur les parcelles ? Quelles sont les opérations d'entretien courantes ? Et comment est anticipée la fin de vie de la centrale ?
1. La coactivité agricole
Le dimensionnement du projet agrivoltaïque permet que les parcelles agricoles puissent être exploitées sous deux modalités :
· Le pâturage de l’ensemble des surfaces par les ovins, sans aucune difficulté que ce soit dans les inter-rangs ou sous les panneaux et en bordure interne des clôtures. Ainsi la perte de surface agricole utile est réduite à son minimum (pistes lourdes et légères, équipements électriques) ;
· Un entretien mécanique des prairies par le fauchage en cas de conditions climatiques favorables afin de constituer des stocks fourragers : la géométrie de la structure porteuse des tables (mono-pieu et non bi-pieu) et la hauteur de bas de panneau permet un fauchage à l’aplomb des panneaux (4 mètres de large) aussi simple qu’au niveau des intervalles entre les tables (6 mètres de large). Ponctuellement, un broyage pourra être effectué en cas d’apparition de plantes indésirables (notamment autour des pieux), par l’agriculteur lui-même ou par une entreprise paysagère.
Le pâturage reste la voie privilégiée et prioritaire. Mais comme cela se pratique usuellement, l’éleveur gérera l’herbe et les stocks sur pieds comme les autres prairies de son exploitation, afin de valoriser au mieux la biomasse fourragère, compte tenu du cycle de pousse de l’herbe. La coupe en figure 5 illustre le design du site en lien avec sa vocation agricole.
2. Entretien du site solaire
La durée d’exploitation prévue est de 40 ans.
En phase exploitation, l’entretien de l’installation est minimal, les panneaux ne nécessitant pas d’entretien au quotidien. Il consiste essentiellement à :
- Entretenir et débroussailler les chemins d’exploitation et la voie périphérique (zone tampon risque incendie),
- Remplacer les éléments éventuellement défectueux de structure,
- Remplacer ponctuellement les éléments électriques à mesure de leur vieillissement.
Le système de vidéosurveillance qui sera mis en place permettra également de se passer de gardiennage sur la zone. La périodicité d’entretien restera limitée et sera adaptée aux besoins de la zone.
La maîtrise de la végétation se fera au travers de l’activité agricole, pâturage adapté et fauche, un entretien mécanique complémentaire pour gérer les refus (plantes non consommées par les ovins), en cas de conditions climatiques favorables, les haies, la végétation aux abords des clôtures etc.
Aucun produit phytosanitaire ne sera utilisé pour l’entretien du couvert végétal.
Les fossés seront régulièrement entretenus afin de garantir un bon écoulement des eaux pluviales.
L’entretien du site sera planifié de manière à éviter la période de nidification de l’avifaune sachant que le terrain une fois aménagé et clôturé est favorable au développement de cette biodiversité.
3. Entretien des modules
La vie des panneaux photovoltaïques est garantie pour 25 ans. Il s'agit d'une légère perte de capacité au cours du temps et non d'une obsolescence. Ils pourront donc continuer à être utilisés au-delà des 25 ans.
La surélévation des structures et l’utilisation de matériel adapté (exemple : épandeur pour fertilisants organiques qui projettera vers le sol et non sur la hauteur) permettra de fortement limiter les « impacts agricoles » sur les panneaux. Néanmoins, une vérification régulière de la propreté des panneaux est recommandée. Ceci impliquera sans doute un nettoyage un plus fréquent et plus complexe des panneaux que dans le cas d’une centrale solaire « classique ».
Le procédé d’entretien employé ne fera pas appel à des produits nocifs pour l’environnement et privilégiera l’action mécanique de l’eau et des outils de nettoyage.
Deux types de nettoyage pourront être différenciés :
- Nettoyage dit ciblé en minimum d’étapes de la totalité des modules une fois tous les cinq ans (maintenance préventive) afin d’enlever la poussière, les dépôts et salissures,
- Nettoyage dit efficace et au cas par cas si présence de taches ou traces apparentes, à la suite d’un événement exceptionnel.
1. Démantèlement
Le pétitionnaire s’engage à provisionner un montant minimal, pour le démantèlement de la centrale. Cette enveloppe est provisionnée avant la phase de construction initiale de la centrale.
Le démantèlement en fin d’exploitation se fera en fonction de la future utilisation du terrain.
Ainsi, il est possible qu’à la fin de vie des modules, ceux-ci soient simplement remplacés par de nouveaux modules de dernière génération, ou que la centrale soit reconstruite avec une nouvelle technologie, sous conditions d'une autorisation environnementale.
Dans le scénario envisagé ici, les terres redeviennent vierges de tout aménagement. Les travaux suivants seraient alors réalisés :
- Récupération des modules,
- Démontage et évacuation des structures aluminium et matériels hors-sol,
- Arrachage et évacuation des pieux en acier,
- Déterrage et évacuation des câbles et gaines,
- Démantèlement des postes électriques,
- Enlèvement des pistes et plateformes empierrées,
- Travaux de remodelage du site le cas échéant,
- Suivi par un ingénieur écologue de la phase de revégétalisation,
- Suivi par un agronome de la qualité agronomique des terres agricoles.
Les aménagements utilisés par l’exploitation agricole (exemple : abreuvoirs) pourront être laissés en fonction des nécessités futures au démantèlement de la centrale.
Chaque année d’exploitation, VALECO constituera des garanties financières de démantèlement afin d’assurer un budget dédié au démontage de tous les appareillages et la remise en état du site.
2. Recyclage
L’industrie du photovoltaïque connaît actuellement un fort développement et elle s’est fortement engagée à s’organiser dès aujourd’hui pour anticiper sur le devenir des panneaux lorsqu’ils arriveront en fin de vie, au minimum 25 ans après leur mise en œuvre.
Les sociétés membres de l’association européenne SOREN ont signé conjointement en décembre 2008 une déclaration d’engagement pour la mise en place d’un programme volontaire de reprise et de recyclage des modules photovoltaïques et déchets de panneaux en fin de vie.
L’association SOREN a pour objectif de reprendre 65 % des panneaux installés en Europe depuis 1990 et d’en recycler près de 95 % des déchets.
Concernant les autres équipements comme notamment les onduleurs, la directive européenne n°2002/96/CE (DEEE ou D3E) portant sur les déchets d’équipements électriques et électroniques, a été adoptée au sein de l’union européenne en 2002. Elle oblige depuis 2005 les fabricants d’appareils électroniques, et donc les fabricants d’onduleurs, à réaliser à leurs frais la collecte et le recyclage de leurs produits.
La prise en compte anticipée du devenir des modules et des différents composants de la centrale photovoltaïque en fin de vie permet ainsi :
- De réduire le volume de modules photovoltaïques arrivés en fin de vie,
- D’augmenter la réutilisation de ressources de valeur comme le verre, le silicium et les autres matériaux semi-conducteurs,
- De réduire le temps de retour énergétique des modules et les impacts environnementaux liés à leur fabrication.
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La construction de la centrale photovoltaïque s’étale sur une période allant de six à quatorze mois prévisionnels, selon la taille du chantier. Celui-ci sera divisé selon les tranches suivantes :
- Avant toute intervention, les zones de travail seront délimitées strictement. Les accès au site seront aménagés. Un plan de circulation sur le site et ses accès sera mis en place de manière à limiter les impacts sur le site et ses abords.
- Préparation du site : elle rassemble diverses opérations préalables au montage des structures. D’abord il y a le débroussaillage, la création et l’aménagement des voies d’accès (pistes). Enfin, cette phase se termine par la mise en place de la clôture et des portails.
- Le montage des structures photovoltaïques : Réalisation des tranchées (pour la mise en place des câbles haute tension, câbles basse tension alternatif et divers gaines), battage des pieux, mise en place des structures, et enfin pose des modules.
- Le raccordement du circuit électrique : entre le réseau de câbles, le ou les postes électriques, les onduleurs et les modules.
- La mise en service : des onduleurs et des postes de transformation et différentes phases de tests.
L’emprise du chantier se situera dans le périmètre clôturé de 86.4 ha. Cette emprise comprend les plates-formes de stockage du matériel et d’entreposage des containeurs, plates-formes qui seront limitées dans le temps à la période de chantier. Elles seront ensuite remises en état, le chantier étant suivi par un coordonnateur SPS, un coordinateur environnemental et un écologue.
Dans le cadre d’un projet agrivoltaïque, l’implantation de la centrale a été réalisé en tenant compte de la topographie du terrain. Aucun terrassement n’est prévu pour l’implantation des tables photovoltaïques afin de préserver les prairies. Les travaux auront lieu sur les prairies enherbées, il n’y aura pas de décapage ni mise à nu des terrains.
1. Etude géotechnique
Cette étude constitue la première intervention physique sur le site. Elle consiste en la réalisation de plusieurs sondages destinés à dresser le log (carte d’identité) du sol concerné.
La finalité en est la connaissance précise de la nature du terrain afin de définir et d’adapter les choix techniques de la structure porteuse.
2. Création des pistes
Cette étape permet la préparation du site et de ses abords en termes d’accessibilité et de circulation. Elle permet d’adapter le terrain aux nombreux passages d’engins de chantier, en évitant des impacts qui pourraient être dommageables.
Trois types de pistes ont été déclinées sur le projet afin de répondre simultanément aux enjeux en termes d’imperméabilisation des sols et aux besoins des services du SDIS et des équipes de maintenance pour accéder sur tout le site.
· - Piste lourde : Objectif 50 MPa (structure d’environ 40 cm de Gravier Non Traité ou GNT), utilisation pour les véhicules lourds, convois, grues et chantier qui relie des éléments techniques (postes électriques en particulier) aux portails d’accès. Les surfaces de grutage devant les postes électriques auront exactement la même composition.
· - Piste légère : Objectif 20 à 30 MPa (structure d’environ 10 à 20 cm de GNT). Pistes souvent perpendiculaires aux lignes de tables, longeant ainsi les onduleurs décentralisés. Pistes qui pendant le chantier serviront de servitude principale pour accéder à toutes les rangées de tables.
· - Voie terrain naturel : Objectif 10 MPa. Zone enherbée compactée qui permet de connecter l’entièreté du site et d’assurer une voie périphérique tout en limitant l’imperméabilisation des sols. Ces zones enherbées pourront également être pâturées par les ovins.
A noter que le géotextile présent sous la couche de fondation des pistes lourdes et des pistes légères sera perméable.
Lorsque les travaux de préparation sont terminés, la phase de construction peut commencer. Cette phase se dissocie en plusieurs étapes simultanées ou successives. Leur déroulement et leurs caractéristiques sont définis dans les pages ci-après.
1. Mise en place des pieux
Les structures porteuses des panneaux sont fixées au sol par l’intermédiaire de pieux en acier. Les emplacements exacts des pieux sont préalablement signalés par un géomètre disposant d’un appareil de précision. Les pieux sont enfoncés mécaniquement dans le sol par battage.
2. Montage des structures porteuses
Durant cette phase, les structures en acier destinées à accueillir les modules seront fixées à la base des pieux installés dans l’étape précédente. Ces structures se décomposent en plusieurs parties, à commencer par un arbalétrier fixé à même le pieu (cf. première photo ci-dessous), pièce qui établit l’inclinaison des modules. Cette pièce servira ensuite à fixer les rails (appelés longerons, cf. seconde photo) sur lesquels les modules seront posés.
Selon les contraintes du site en termes de vent et d’enneigement différentes armatures métalliques peuvent être ajoutées pour renforcer les structures : des contreventements, bracons ou liernes.
3. Travaux électriques et protection contre la foudre
Les travaux de génie électrique, par ordre chronologique, consistent à :
- Implanter et réaliser les tranchées (ouverture et fermeture) avant le battage des pieux et la pose des structures.
- Dérouler et mettre en place les gaines de réservation pour tous les câbles alternatifs, des onduleurs jusqu'aux postes électriques.
- Dérouler et mettre en place une câblette de terre interconnectée avec tous les organes électriques et métalliques de la centrale afin de répondre aux normes de sécurité associées aux risques kérauniques et d'électrification des personnes.
- Dérouler, installer et raccorder l'intégralité du câblage continu, entre les modules et les onduleurs.
- Installer et raccorder les onduleurs.
- Installer et raccorder les postes électriques.
- Installer, raccorder et mettre en service l'intégralité des équipements électriques situés dans les postes, tableaux électriques, automatismes de supervision, transformateur, cellules Haute tension, organes de découplage.
- Tous les ouvrages effectués par le génie électrique seront vérifiés par des organismes certifiés afin de s'assurer de la bonne application des normes en vigueur et permettre ainsi la mise en exploitation de la centrale.
Des protections directes (réalisation d’une prise de terre en tranchée) seront mises en place afin de prévenir les incidents liés à la foudre.
4. Raccordement aux réseaux électrique et de communication
Le transport de l’énergie de la centrale vers le poste de livraison est réalisé à partir de câbles souterrains. Une ligne enterrée de 33 kV permet la liaison du site au poste source Enedis le plus proche, où l’énergie est acheminée. Le projet est donc raccordé au réseau électrique, pour injecter l’électricité produite sur le réseau et pourra en consommer aussi pour le fonctionnement des auxiliaires lors de coupures de la centrale (maximum 50 kW).
Les onduleurs communiquent avec les différents postes via CPL, courant porteur en ligne, c’est-à-dire par l’intermédiaire des câbles d’alimentation. Quelques fibres optiques relient les postes entre eux dans la même tranchée que les câbles 33 kV. Ce réseau permet la communication entre le contrôle-commande et les éléments électriques. Le site est raccordé au réseau Télécom permettant la télésurveillance de la centrale.
Les tranchées destinées à la pose du câble et de la fibre sont réalisées en accotement des pistes de circulation créées au sein de la centrale.
Le projet ne sera pas alimenté en eau et n’aura pas besoin d’être alimenté en électricité par le réseau basse tension.
5. Préparation du site pour l’exploitation agricole
Les opérations prévues afin de préparer le site pour le pâturage ovin sont les suivantes :
· Mise en place de couloirs de contention et d’abreuvoirs supplémentaires, Avec extension ou création du réseau d’adduction d’eau.
· Réensemencement des zones éventuellement perturbées par le chantier en fin de travaux de la Centrale
· Remise en état des plateformes de stockage. Un plan de re-végétalisation sera mis en œuvre.
6. Restauration du site – Remise en état et plan de végétalisation
Les aires de stockage seront suivies dans leur phase de revégétalisation (ou réensemencées si besoin) et protégés afin que la végétation puisse reprendre sur ces secteurs. Un plan de revégétalisation sera alors mis en œuvre et des visites fréquentes d’un ingénieur écologue seront organisées dans ce cadre.
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Cette foire aux questions a pour but de répondre aux différentes interrogations remontées à Valeco, et apporter les précisions nécessaires pour mieux comprendre le projet
Des études faunistiques et floristiques ont été menées par un bureau d'édudes naturaliste spécialisé pendant 12 mois sur le site du projet. Ces études ont permis d’identifier les différentes espèces animales et les habitats qui composent le site.
La conception du projet s’est faite de manière à engendrer le moins d’impacts possible vis-à-vis des enjeux écologiques du site. L’accent a été mis sur les mesures d’évitement des zones à enjeux pour éviter les impacts directs du projet sur les espèces et leurs habitats.
Par exemple, les zones humides sont volontairement évitées et préservées en phase chantier et exploitation. L’ensemble des haies et boisements, qui représentent des habitats à enjeux pour les espèces animales, sont également préservés.
En complément de cette stratégie d’évitement, des mesures de réduction de l’impact ont été dimensionnées autour du projet dans un objectif d'avoir des impacts résiduels les plus faibles possibles. Par exemple :
- Les clôtures du site sont implantées de façon à clôturer par ilots le parc agrivoltaïque et ainsi limiter l’impact sur les continuités écologiques. Les clôtures sont implantées en retrait de la végétation, de façon à maintenir un couloir de passage pour les espèces.
- La mise en place d’un calendrier écologique en phase chantier, pour éviter le dérangement des espèces en phase travaux sur les périodes les plus sensibles pour la biodiversité.
- Un suivi par un écologue tiers aura lieu en phase chantier, pour s’assurer de la mise en œuvre des mesures et permettre la conduite du chantier en respectant l’environnement.
- Un suivi écologique après la mise en service de la centrale sera réalisé par des écologues tiers. Ils réaliseront le suivi écologique de la centrale en fonctionnement, pour s’assurer que les espèces inventoriées sont toujours présentes sur site et ainsi contrôler l’efficacité des mesures.
L’ensemble de ces éléments sont précisés dans l’étude d’impact environnemental du projet, qui est une des pièces majeures du dossier de permis de construire et qui sera disponible à la consultation au moment de l’enquête publique.
Exemple de centrale solaire Valeco
Le rayonnement réfléchi, qui pourrait constituer une gêne pour la faune ou les usagers des voies de circulation et les habitants, est faible.
L’objectif principal d’un panneau est de capter le rayonnement solaire et minimiser ce qui est réfléchi. Pour cela, une couche antireflet est présente sur les panneaux pour maximiser l’absorption. Les tables seront inclinées à 30° au maximum, ce qui limite très fortement le risque de réflexion.
La végétation périphérique du projet et les haies plantées permettront de limiter très fortement les vues sur la centrale. Ainsi, le risque d’éblouissement à proximité du site est très faible.

Pâturage ovin sur une centrale solaire Valeco
Des premiers retours d’expérience sont déjà existants sur des centrales solaires mises en œuvre sur des friches (anciennes carrières par exemple), pour lesquels le pâturage ovin a été déployé dans une démarche d’éco-pâturage. Les nombreux retours des éleveurs sur les centrales en exploitation sont positifs, et soulignent l’intérêt d’un dimensionnement adéquat de la centrale pour assurer de bonnes conditions de pâturage : organisation de pâturage tournant, semence des prairies en amont de l’installation des structures, etc.
L’agrivoltaïsme est une démarche différente, puisque l’ensemble du projet est conçu au service de l’agriculteur et de son exploitation. Ainsi, c’est l’agriculteur qui est au centre du projet, et impose ses exigences au producteur d’énergie renouvelable.
Dans le cadre du projet agrisolaire HEBRASOL, des bureaux d’études indépendants ont été missionnés pour accompagner l’éleveur et Valeco dans la conception d’un projet agrivoltaïque, garantissant les meilleures synergies possibles pour apporter plusieurs services à l’agriculture. Ainsi, de nombreuses adaptations ont été préconisées pour assurer la meilleure coactivité avec le pâturage ovin :
- Mise en place des clôtures des ilots agrivoltaïques permettant de sécuriser le troupeau ;
- Les structures photovoltaïques sont volontairement surélevées à 1,5 m pour permettre le passage des animaux ;
- Les câbles sont enterrés ou plaqués à l’arrière des panneaux et les structures ne présenteront pas d’angles contendants ou de visserie apparente, pour éviter tout risque de blessures des animaux ;
- Le projet prévoit la mise en place d’abreuvoirs automatiques et de râteliers pour chacun des enclos prévus.
Les retours d’expérience ainsi que le dimensionnement préconisé par le bureau d’étude agricole, conforme aux préconisations de la filière, contribuent à la définition d’un projet assurant de multiples bénéfices agricoles :
- La protection vis-à-vis de la prédation et la limitation du risque de fuite de certains animaux avec les clôtures entretenues ;
- L’ombre apportée par les panneaux, et donc une protection par rapport au stress thermique ;
- La protection contre les intempéries apportées par les panneaux photovoltaïques ;
- La mise en place d’abreuvoirs et râteliers dans chaque enclos ;
- Une herbe verte plus longtemps en période estivale, permettant d’améliorer les conditions de pâturage ;
- La réalisation d’ensemencements pour maintenir une bonne qualité de la ressource fourragère.
Photographie sur une expérimentation agrivoltaïque ovine à Charolles 71 (projet Valeco)
Non, les panneaux n’empêchent pas l’herbe de pousser. La centrale agrivoltaïque est conçue pour assurer la meilleure pousse de l’herbe sous les panneaux. Pour cela, plusieurs éléments font l’objet d’adaptations :
- La distance entre les rangées de structures photovoltaïques : les premiers bilans des expérimentations ont permis de conclure qu’une quantité plus importante d’herbe pousse lorsque l’espacement entre les tables augmente.
- La présence d’interstices entre les panneaux permet un écoulement des eaux pluviales à travers les tables et donc la pousse de l’herbe y compris sous les panneaux.
- La hauteur des structures : plus les structures sont hautes, plus la dispersion des eaux pluviales et de la lumière est améliorée, ce qui favorise la pousse de l’herbe.
L’ombrage partiel créé par les panneaux peut même contribuer à réduire le stress hydrique et thermique des sols, ce qui favorise la pousse de l’herbe.
En complément, un ensemencement des terres aura lieu avant et après le chantier, pour assurer une bonne qualité de la ressource fourragère sur les parcelles, dès le début de l’exploitation.
L’implantation des panneaux photovoltaïques est possible sur plusieurs types de surfaces :
- Toitures des bâtiments et zones artificialisées ;
- Anciens sites industriels, carrières, aérodromes, centres d'enfouissement ;
- Terres agricoles, dans le cadre de projets agrivoltaïques.
Chaque surface d’implantation possède des contraintes qui lui sont propres, et tous les moyens de production d’énergie renouvelable ont leur place dans le mix énergétique français. VALECO développe des projets photovoltaïques sur différentes surfaces.
La solarisation de toitures, qui fait l’objet de cette question, se heurte par exemple à plusieurs enjeux de taille :
- Les bâtiments existants ne sont pas toujours conçus pour accueillir une centrale solaire en toiture. Il faut alors engager d’importants coûts : renforcement de la structure, rénovation de la couverture et de l’étanchéité et parfois même désamiantage.
- Ces surcoûts se ressentent sur l’économie des projets : l’énergie produite est très chère ce qui peut s’avérer dissuasif.
- La construction de nouveaux bâtiments est une très bonne opportunité pour ce type de projets, puisque l’anticipation d’un projet photovoltaïque dans la conception du bâtiment permet de s’assurer de la compatibilité. Les récentes lois parues vont dans ce sens en imposant la solarisation des nouveaux bâtiments et parkings à partir d’une certaine surface.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
La solarisation des anciens sites industriels et des terrains sans conflit d’usage restent priorisés dans la recherche de terrains propices à la solarisation. Comme la solarisation des toitures, certaines contraintes techniques existent : l’ancienne activité du site a potentiellement créé des contraintes liées au sol, créant des complexités de mise en œuvre des projets ou alors les années de friches sur le site ont créé des habitats propices pour certaines espèces protégées qui y ont alors élu refuge. Ainsi, tous les sites ne sont pas propices et certains présentent des contraintes pouvant s’avérer rédhibitoires. Le gisement de cette typologie de site a déjà fait l’objet d’importantes campagnes de prospection par les différents acteurs du solaire : la grande majorité de ces sites a déjà été étudiée, est en cours de développement ou déjà en service.
C’est dans ce contexte là qu’est apparu le projet de loi d’accélération des énergies renouvelables, dont l’un des enjeux majeurs pour le photovoltaïque est la mobilisation de nouvelles sources de foncier pour permettre l’atteinte des objectifs de développement d’énergie renouvelable. Un décret à propos de l'agrivoltaïsme devrait également sortir très prochainement. D’ici à 2050, pour parvenir aux objectifs de développement d’énergie renouvelable solaire, il faudra développer les projets de solarisation des toitures, des anciens sites industriels et les projets agrivoltaïques.
L’agrivoltaïsme est une réelle opportunité, puisque sa définition et son cadre juridique ont pour objectif de ne pas consommer de terres agricoles en assurant une double production sur une même parcelle :
- Une activité agricole principale, significative et pérenne avec pour vocation de garantir la souveraineté alimentaire ;
- Une activité secondaire de production d’énergie renouvelable, qui contribue à l’atteinte de la neutralité carbone et de garantir la souveraineté énergétique des territoires, tout en apportant un ou plusieurs services à l’activité agricole.
Les projets agrivoltaïques permettent de contribuer à une meilleure souveraineté alimentaire, en produisant une énergie renouvelable bas carbone injecté sur le réseau public et en évitant les conflits d’usages.
L’électricité renouvelable produite par la centrale sera injectée sur le réseau public de distribution et pourra être disponible pour le grand public.
Les modules photovoltaïques produisent un courant continu, ils sont reliés à des onduleurs, qui transforment en courant alternatif, puis à des postes de livraison comprenant notamment des transformateurs qui élèvent la tension afin de la rendre compatible avec le réseau. Ces postes de livraison vont ensuite être raccordés à un poste-source, charnière entre les structures productrices d'énergie et le réseau de transport de l'électricité. Les câbles acheminant l'électricité jusqu'au poste-source seront enterrés le long des voies routières, dans des tranchées de 80 cm de profondeur au maximum.
Les panneaux photovoltaïques ont une durée de vie de 25 ans garantie par les constructeurs. Au-delà, il s’agit principalement d’une question de dégradation des performances. À titre d’information, au bout de 25 ans, les panneaux produisent généralement 85% de leur puissance initiale. La centrale est prévue pour une exploitation de 40 ans, ce qui permet d’exploiter le plus longtemps possible les panneaux installés. Dans le cadre du bail emphytéotique, une clause engage le producteur d’énergie renouvelable à démanteler la centrale, une enveloppe budgétaire est par ailleurs constituée au moment du chantier de construction, enveloppe détenue par la Caisse des Dépôts et Consignations.
VALECO garantit le démantèlement et la remise en état du site :
- Évacuation des modules, structures aluminium, pieux en acier, connectiques, câbles, etc. ;
- Démantèlement des postes électriques ;
- Travaux de restauration du site et notamment des qualités agronomiques du sol ;
- Suivi par un ingénieur écologue de la phase de re-végétalisation.
Les aménagements utilisés par l’exploitation agricole pourront être laissés en fonction des nécessités futures au démantèlement de la centrale.
Synthèse du recyclage des panneaux. Source : SOREN
95% d’un panneau photovoltaïque se recyclent. Les panneaux photovoltaïques envisagés pour le projet sont constitués de silicium cristallin et d’aluminium qui sont des matériaux recyclables. Pour assurer le recyclage de ces panneaux photovoltaïques, le porteur de projet énergétique paye une cotisation, au moment de l’implantation du projet, qui sert à financer l’éco-organisme Soren, spécialisé dans le recyclage des modules photovoltaïques, et agréé par les pouvoirs publics.
Pour en savoir plus sur SOREN, cliquez ici
Une usine SOREN de réemploi et de traitement de panneaux photovoltaïques vient d'être inaugurée à proximité de Bordeaux. Pour en savoir plus, voici une vidéo : Cliquez ici
Non. Les infrasons sont les sons inférieurs à une fréquence de 20 Hertz et donc inaudibles par l’être humain. La centrale produit une électricité à une fréquence de 50 Hz, qui correspond à la fréquence du réseau public.
Les panneaux sont totalement silencieux.
Du bruit peut cependant être émis par les onduleurs et les locaux techniques du fait des ventilateurs de refroidissement. La centrale ne produisant qu’en journée, les ventilateurs ne fonctionnent pas la nuit.
La meilleure stratégie pour limiter les nuisances sonores est l’éloignement de ces équipements des lieux d’habitations. Pour ce projet, et suite aux discussions avec les acteurs locaux, VALECO s’est engagé à placer les onduleurs et locaux techniques à plus de 150 m des habitations pour se fondre dans le bruit environnant.
Non. L’ensemble des éléments du projet photovoltaïque, et de sous-station d’élévation de la tension, respectera les normes d’émission de champs électromagnétiques. En outre, l’intensité de ces champs diminue très rapidement avec la distance de la source émettrice et le champ électrique des câbles électriques enterrés est nul.
À 1 m des panneaux photovoltaïques, aucun champ magnétique ou électromagnétique n’est détecté. Au-delà de 3 à 5 m des onduleurs, l’électromagnétisme généré par ceux-ci n’est plus perceptible. Ainsi, au delà de la clôture du parc, et donc en dehors de la centrale, le niveau de champ électromagnétique est donc négligeable.
Il n’y a pas de risque pour la santé humaine dans un projet agrivoltaïque. Toutefois, une attention particulière sera portée sur la mise à la terre des installationS.
Le marché immobilier est par définition fluctuant. À ce jour, aucune corrélation entre l’implantation d’une ferme agrivoltaïque et une dévaluation immobilière n’a été identifiée.
Les inquiétudes des riverains à ce sujet sont liées principalement aux impacts que pourraient avoir ce projet sur le cadre de vie et l’environnement immédiat. En phase de travaux, ces impacts seront potentiellement plus importants, c’est pour cela que des mesures de réduction des impacts sont actuellement à l’étude. À l’approche des travaux, les habitants seront rencontrés et informés pour anticiper et limiter les impacts des travaux.
Les mesures de réduction des impacts mises en place par Valeco ont pour objectif de garantir une intégration du projet agrivoltaïque au cadre de vie des habitants : éloignement des éléments pouvant générer du bruit, insertion paysagère, plantation de haies auprès des riverains le souhaitant, etc. La limitation des impacts paysagers fait par ailleurs partie des éléments étudiés avec attention par les services de l’État.
Les projets photovoltaïques doivent faire l'objet d'une demande de permis de construire. Celle-ci est notamment composée de :
- Un dossier d'étude d'impact environnemental, comprenant une étude naturaliste, paysagère, hydraulique, topographique
- Une demande d'autorisation environnementale si les impacts résiduels sont identifiés sur la faune, la flore ou les zones humides
Le dossier est examiné par les Services de l'Etat : DDT (Direction Départementale des Territoires), DREAL (Direction Régionale pour l'Environnement, l'Aménagement et le Logement), MRAe (Mission Régionale d'Autorité Environnementale). Au terme de l'instruction du dossier, une enquête publique est menée. A la fin du processus, la décision appartient au Préfet.
De surcroît, les projets agrivoltaïques doivent également faire l'objet d'une étude préalable de compensation collective agricole.
C'est la CDPENAF (Commission Départementale pour la Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers) qui examine l'étude préalable de compensation collective agricole. La Commission émet un Avis qui sera pris en compte par le Préfet dans sa décision.
Un Décret est attendu courant d'année 2024 pour préciser encore le cadre légal de l'agrivoltaïsme.
Nous restons à votre disposition pour échanger sur le projet par e-mail ou via notre formulaire de contact !
Tout d'abord, qu'est-ce qu'un parc photovoltaïque ?
Actuellement, la technologie la plus répandue correspond aux panneaux photovoltaïques composés de cellules de silicium. Sous l’effet du rayonnement solaire, le silicium, qui est un matériau conducteur, libère des électrons qui se déplacent sous l’influence d’un potentiel pour créer un courant électrique continu. Les onduleurs transforment ce courant continu en courant alternatif pour l’injecter dans le réseau de distribution d’électricité public.

L'agrivoltaïsme : synergie du photovoltaïque avec l’agriculture
D'après la Loi d'Accélération des Energies renouvelables :
Une installation agrivoltaïque est une installation de production d'électricité utilisant l'énergie du soleil et dont les modules sont situés sur une parcelle agricole où ils contribuent durablement à l'installation, au maintien ou au développement d'une production agricole.
Une installation agrivoltaïque apporte les services suivants à l'exploitaion agricole
« 1° L'amélioration du potentiel et de l'impact agronomiques ;
« 2° L'adaptation au changement climatique ;
« 3° La protection contre les aléas ;
« 4° L'amélioration du bien-être animal.
Une installation agrivoltaïque doit permettre à l'activité agricole de continuer d'être la principale activité de la parcelle.
Valeco attache de l'importance à le conception et à la mise en œuvre des projets agrivoltaïques, qui se veulent sur mesure pour répondre aux besoins des filières agricoles locales et de leur économie. Des mesures agricoles collectives sont ainsi définies en concertation avec l’ensemble des acteurs locaux : les organismes professionnels agricoles, les services de l’Etat et les collectivités.
A l’échelle d’un site, les projets sont coconstruits entre les exploitants et les développeurs accompagnés d’experts agricoles indépendants. Le couplage du solaire aux exploitations agricoles leur offre des opportunités de pérennisation et une sécurisation d’accès au foncier. Les bénéfices touchent également le bien-être animal par l’action de protection qui découle des aménagements de la centrale solaire.
Une collaboration de nombreaux acteurs
Un projet agrivoltaïque est le fruit d'une collaboration entre VALECO, les exploitants, les bureaux d'études, les collectivités.

Illustration d'un ilot agrivoltaïque typique

Les intérêts de l'agrivoltaïsme
L'agrivoltaïsme permet de pérenniser les exploitations agricoles, notamment en élevage, qui sont en déclin en France.
Cela permet également d'aider à l'installation de jeunes agriculteurs.
Les panneaux permettent de produire de l'électricité propre, locale décarbonnée, afin de lutter contre le changement climatique et de répondre aux objectifs nationaux de mix énergétique.
Ces pratiques créent également des retombées importantes pour le territoire, en termes de création d'emplois (notamment la maintenance en phase d'exploitation) et de subventions (taxes perçues par les collectivités, mécénat en soutien à des projets territoriaux tels que des événements sportifs et culturels).
L'agrivoltaïsme a également montré des résultats quant à la production fourragère ou le confort des animaux !
L'expérience de Valeco
Cela fait plus de 10 ans que Valeco exploite des centrales solaires entretenues par écopâturage d'ovins. Ce sont ce qu'on appelle des "terrains dégradés", c'est-à-dire d'anciens sites industriels, d'anciennes carrières ou d'anciens centres d'enfouissement de déchets. Lorsque la remise en état du site permet un enherbement sous les panneaux, un partenariat gagnant-gagnant se noue entre Valeco et un éleveur local, rémunéré pour l'entretien de la centrale tout en bénéficiant de fourrage. Nos retours d'expérience nous ont appris que les brebis appréciaient se mettre à l'abri sous les panneaux, telles des ombrières.
C'est de là qu'a émergé l'idée d'agrivoltaïsme. Bien que le cadre réglementaire n'ait été défini que très récemment, cela fait plus de 4 ans que Valeco accompagne les agriculteurs dans des projets agrivoltaïques.

Nous avons également mis en place des expériences. Notamment, un partenariat avec le lycée agricole de Charolles, dont les premiers résultats montrent que l'herbe est protégée du gel, des brûlures et de la sécheresse sous les panneaux. La production fourragère est donc plus étalée sur l'année (reprise plus précoce en sortie d'hiver, et poursuite de la croissance des prairies en période estivale), ce qui constitue une protection contre les aléas climatiques.
L'amélioration du bien-être animal est permis par le confort thermique que les animaux trouvent sous les panneaux, à l'ombre, mais aussi par les clôtures qui les préservent de la prédation, et enfin les aménagements agricoles financés par le projet (par exemple, mise en place d'abreuvoirs et d'un réseau d'adduction d'eau).
La prochaine actualité sera une Foire aux Questions. N'hésitez pas à aller la consulter ou à nous contacter !
Poser une question
En savoir plusVotre blog projet fait peau neuve ! Rendez vous sur l'adresse : https://blogvaleco.com/projetagrivoltaiqueherbrasol/
pour découvrir les nouvelles actualités ! A bientôt !
PERMANENCES D'INFORMATION EN MAIRIE DE MONNAI SUR LE PROJET
Le lundi 06 mai de 15 h à 17 h 30
Le mardi 07 mai de 12 h à 14 h
Vous pouvez venir quand vous le souhaitez sur ces créneaux : il ne s’agit pas d’une réunion mais d’un temps d’échange libre au sujet du projet et de l’agrivoltaïsme. D’autres phases de concertation seront organisées au cours de la vie du projet.
MISE A DISPOSITION AUX RIVERAINS D’UN DOSSIER D’INFORMATION
Un dossier de présentation du projet sera mis à disposition de tous en mairies de Monnai et d'Heugon. Ce dossier permettra à chacun de s’informer sur le projet. Il sera accompagné d’un registre des observations du public.
La consultation du dossier de présentation du projet est possible du 07 au 21 mai 2024 :
Le lundi : de 13 h 30 à 17 h 30 en mairie d'Heugon
Le jeudi : de 15 h 30 à 18 h 30 en mairie de Monnai
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De nombreuses études ont été effectuées pour assurer la cohérence avec l'environnement du projet, et rassemblées en une Etude d'Impact sur l'Environnement.
Son objectif : intégrer le mieux le projet aux le milieu naturel, le milieu humain, le milieu physique, le paysage et le patrimoine.
Son déroulé : Valeco a fait appel à des bureaux d'études indépendants, spécialisés sur chacune des thématiques étudiées. Les expertises se décomposent en des "états initiaux" de la zone, vierge de tout projet. Elles permettent à Valeco de connaître les zones les plus sensibles, afin de pouvoir concevoir le projet dans une logique de moindre impact, en appliquant la séquence ERC : Eviter, Reduire, Compenser. Vient ensuite une partie "impacts et mesures", qui présente ajustements qui ont été nécessaires pour que le projet soit le moins impactant possible.
1. Volet naturaliste de l'étude d'impact
Méthodologie :
- Inventaires sur 4 saisons et sur tous groupes (Avifaune, Entomofaune, Chiroptères, Mammifères terrestres, Amphibiens, Reptiles)
- 133 hectares de surface inventoriée
- 26 sondages pédologiques
- 6 passages "habitats", 6 passages "zones humides" et 6 passages "faune"
- Réalisés par 9 experts écologues d'un bureau d'études indépendant
Chiffres clés pour les états initiaux :
- 14 habitats inventoriés
- Plus de 10 espèces de mammifères inventoriées
- Plus de 20 espèces de chiroptères inventoriées
- Plus de 70 espèces d'oiseaux inventoriées
- Plus de 2 espèces de reptiles inventoriées
- 10 espèces d'amphibiens inventoriées
- Aucune espèce en danger ne sera impactée
Stratégie mise en place pour les impacts et enjeux :
- Evitement des zones humides
- Evitement des haies bocagères et des arbres (à forts enjeux pour la faune)
- Recul par rapport au bois au Nord afin de préserver les continuités écologiques
- Retrait de 10 m minimum entre les panneaux et les clôtures
- Aménagement d'un calendrier de travaux interdisant certaines opérations à des périodes critiques de l'année (notamment, le battage des pieux pendant la période de reproduction des amphibiens).
2. Volet paysager de l'étude d'impact
Méthodologie :
- Analyse des caractéristiques paysagères à différentes échelles : aire d'étude rapprochée, aire d'étude éloignée
- Prises de vues hivernales "à feuilles tombées" dans le bassin visuel
- Réalisation de photomontages avec les dimensions retenues pour le projet
Etats initiaux :
- Le site est en dehors de périmètres classés ou à enjeux patrimoniaux
- L'aire d'étude est caractéristique du paysage du pays d'Ouche
- Un dense bocage existant limite la vue du projet depuis la plupart des points de vue
Mesures paysagères :
- Plantation de 500 m de haies notamment au Nord, le long de la route départementale, là où le site est le plus à même d'être vu
- Recul des installations par rapport aux riverains : 25 mètres des limites des propriétés pour les panneaux, 150 mètres des habitations pour les onduleurs et locaux techniques
- Adaptation du coloris des locaux techniques pour l'intégration paysagère
- Clôtures masquées par les haies
- Pas d'éclairage de nuit
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La durée de vie prévue pour la centrale photovoltaïque est de 40 ans.
Mais quels sont ses impacts sur les parcelles ? Quelles sont les opérations d'entretien courantes ? Et comment est anticipée la fin de vie de la centrale ?
1. La coactivité agricole
Le dimensionnement du projet agrivoltaïque permet que les parcelles agricoles puissent être exploitées sous deux modalités :
· Le pâturage de l’ensemble des surfaces par les ovins, sans aucune difficulté que ce soit dans les inter-rangs ou sous les panneaux et en bordure interne des clôtures. Ainsi la perte de surface agricole utile est réduite à son minimum (pistes lourdes et légères, équipements électriques) ;
· Un entretien mécanique des prairies par le fauchage en cas de conditions climatiques favorables afin de constituer des stocks fourragers : la géométrie de la structure porteuse des tables (mono-pieu et non bi-pieu) et la hauteur de bas de panneau permet un fauchage à l’aplomb des panneaux (4 mètres de large) aussi simple qu’au niveau des intervalles entre les tables (6 mètres de large). Ponctuellement, un broyage pourra être effectué en cas d’apparition de plantes indésirables (notamment autour des pieux), par l’agriculteur lui-même ou par une entreprise paysagère.
Le pâturage reste la voie privilégiée et prioritaire. Mais comme cela se pratique usuellement, l’éleveur gérera l’herbe et les stocks sur pieds comme les autres prairies de son exploitation, afin de valoriser au mieux la biomasse fourragère, compte tenu du cycle de pousse de l’herbe. La coupe en figure 5 illustre le design du site en lien avec sa vocation agricole.
2. Entretien du site solaire
La durée d’exploitation prévue est de 40 ans.
En phase exploitation, l’entretien de l’installation est minimal, les panneaux ne nécessitant pas d’entretien au quotidien. Il consiste essentiellement à :
- Entretenir et débroussailler les chemins d’exploitation et la voie périphérique (zone tampon risque incendie),
- Remplacer les éléments éventuellement défectueux de structure,
- Remplacer ponctuellement les éléments électriques à mesure de leur vieillissement.
Le système de vidéosurveillance qui sera mis en place permettra également de se passer de gardiennage sur la zone. La périodicité d’entretien restera limitée et sera adaptée aux besoins de la zone.
La maîtrise de la végétation se fera au travers de l’activité agricole, pâturage adapté et fauche, un entretien mécanique complémentaire pour gérer les refus (plantes non consommées par les ovins), en cas de conditions climatiques favorables, les haies, la végétation aux abords des clôtures etc.
Aucun produit phytosanitaire ne sera utilisé pour l’entretien du couvert végétal.
Les fossés seront régulièrement entretenus afin de garantir un bon écoulement des eaux pluviales.
L’entretien du site sera planifié de manière à éviter la période de nidification de l’avifaune sachant que le terrain une fois aménagé et clôturé est favorable au développement de cette biodiversité.
3. Entretien des modules
La vie des panneaux photovoltaïques est garantie pour 25 ans. Il s'agit d'une légère perte de capacité au cours du temps et non d'une obsolescence. Ils pourront donc continuer à être utilisés au-delà des 25 ans.
La surélévation des structures et l’utilisation de matériel adapté (exemple : épandeur pour fertilisants organiques qui projettera vers le sol et non sur la hauteur) permettra de fortement limiter les « impacts agricoles » sur les panneaux. Néanmoins, une vérification régulière de la propreté des panneaux est recommandée. Ceci impliquera sans doute un nettoyage un plus fréquent et plus complexe des panneaux que dans le cas d’une centrale solaire « classique ».
Le procédé d’entretien employé ne fera pas appel à des produits nocifs pour l’environnement et privilégiera l’action mécanique de l’eau et des outils de nettoyage.
Deux types de nettoyage pourront être différenciés :
- Nettoyage dit ciblé en minimum d’étapes de la totalité des modules une fois tous les cinq ans (maintenance préventive) afin d’enlever la poussière, les dépôts et salissures,
- Nettoyage dit efficace et au cas par cas si présence de taches ou traces apparentes, à la suite d’un événement exceptionnel.
1. Démantèlement
Le pétitionnaire s’engage à provisionner un montant minimal, pour le démantèlement de la centrale. Cette enveloppe est provisionnée avant la phase de construction initiale de la centrale.
Le démantèlement en fin d’exploitation se fera en fonction de la future utilisation du terrain.
Ainsi, il est possible qu’à la fin de vie des modules, ceux-ci soient simplement remplacés par de nouveaux modules de dernière génération, ou que la centrale soit reconstruite avec une nouvelle technologie, sous conditions d'une autorisation environnementale.
Dans le scénario envisagé ici, les terres redeviennent vierges de tout aménagement. Les travaux suivants seraient alors réalisés :
- Récupération des modules,
- Démontage et évacuation des structures aluminium et matériels hors-sol,
- Arrachage et évacuation des pieux en acier,
- Déterrage et évacuation des câbles et gaines,
- Démantèlement des postes électriques,
- Enlèvement des pistes et plateformes empierrées,
- Travaux de remodelage du site le cas échéant,
- Suivi par un ingénieur écologue de la phase de revégétalisation,
- Suivi par un agronome de la qualité agronomique des terres agricoles.
Les aménagements utilisés par l’exploitation agricole (exemple : abreuvoirs) pourront être laissés en fonction des nécessités futures au démantèlement de la centrale.
Chaque année d’exploitation, VALECO constituera des garanties financières de démantèlement afin d’assurer un budget dédié au démontage de tous les appareillages et la remise en état du site.
2. Recyclage
L’industrie du photovoltaïque connaît actuellement un fort développement et elle s’est fortement engagée à s’organiser dès aujourd’hui pour anticiper sur le devenir des panneaux lorsqu’ils arriveront en fin de vie, au minimum 25 ans après leur mise en œuvre.
Les sociétés membres de l’association européenne SOREN ont signé conjointement en décembre 2008 une déclaration d’engagement pour la mise en place d’un programme volontaire de reprise et de recyclage des modules photovoltaïques et déchets de panneaux en fin de vie.
L’association SOREN a pour objectif de reprendre 65 % des panneaux installés en Europe depuis 1990 et d’en recycler près de 95 % des déchets.
Concernant les autres équipements comme notamment les onduleurs, la directive européenne n°2002/96/CE (DEEE ou D3E) portant sur les déchets d’équipements électriques et électroniques, a été adoptée au sein de l’union européenne en 2002. Elle oblige depuis 2005 les fabricants d’appareils électroniques, et donc les fabricants d’onduleurs, à réaliser à leurs frais la collecte et le recyclage de leurs produits.
La prise en compte anticipée du devenir des modules et des différents composants de la centrale photovoltaïque en fin de vie permet ainsi :
- De réduire le volume de modules photovoltaïques arrivés en fin de vie,
- D’augmenter la réutilisation de ressources de valeur comme le verre, le silicium et les autres matériaux semi-conducteurs,
- De réduire le temps de retour énergétique des modules et les impacts environnementaux liés à leur fabrication.
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La construction de la centrale photovoltaïque s’étale sur une période allant de six à quatorze mois prévisionnels, selon la taille du chantier. Celui-ci sera divisé selon les tranches suivantes :
- Avant toute intervention, les zones de travail seront délimitées strictement. Les accès au site seront aménagés. Un plan de circulation sur le site et ses accès sera mis en place de manière à limiter les impacts sur le site et ses abords.
- Préparation du site : elle rassemble diverses opérations préalables au montage des structures. D’abord il y a le débroussaillage, la création et l’aménagement des voies d’accès (pistes). Enfin, cette phase se termine par la mise en place de la clôture et des portails.
- Le montage des structures photovoltaïques : Réalisation des tranchées (pour la mise en place des câbles haute tension, câbles basse tension alternatif et divers gaines), battage des pieux, mise en place des structures, et enfin pose des modules.
- Le raccordement du circuit électrique : entre le réseau de câbles, le ou les postes électriques, les onduleurs et les modules.
- La mise en service : des onduleurs et des postes de transformation et différentes phases de tests.
L’emprise du chantier se situera dans le périmètre clôturé de 86.4 ha. Cette emprise comprend les plates-formes de stockage du matériel et d’entreposage des containeurs, plates-formes qui seront limitées dans le temps à la période de chantier. Elles seront ensuite remises en état, le chantier étant suivi par un coordonnateur SPS, un coordinateur environnemental et un écologue.
Dans le cadre d’un projet agrivoltaïque, l’implantation de la centrale a été réalisé en tenant compte de la topographie du terrain. Aucun terrassement n’est prévu pour l’implantation des tables photovoltaïques afin de préserver les prairies. Les travaux auront lieu sur les prairies enherbées, il n’y aura pas de décapage ni mise à nu des terrains.
1. Etude géotechnique
Cette étude constitue la première intervention physique sur le site. Elle consiste en la réalisation de plusieurs sondages destinés à dresser le log (carte d’identité) du sol concerné.
La finalité en est la connaissance précise de la nature du terrain afin de définir et d’adapter les choix techniques de la structure porteuse.
2. Création des pistes
Cette étape permet la préparation du site et de ses abords en termes d’accessibilité et de circulation. Elle permet d’adapter le terrain aux nombreux passages d’engins de chantier, en évitant des impacts qui pourraient être dommageables.
Trois types de pistes ont été déclinées sur le projet afin de répondre simultanément aux enjeux en termes d’imperméabilisation des sols et aux besoins des services du SDIS et des équipes de maintenance pour accéder sur tout le site.
· - Piste lourde : Objectif 50 MPa (structure d’environ 40 cm de Gravier Non Traité ou GNT), utilisation pour les véhicules lourds, convois, grues et chantier qui relie des éléments techniques (postes électriques en particulier) aux portails d’accès. Les surfaces de grutage devant les postes électriques auront exactement la même composition.
· - Piste légère : Objectif 20 à 30 MPa (structure d’environ 10 à 20 cm de GNT). Pistes souvent perpendiculaires aux lignes de tables, longeant ainsi les onduleurs décentralisés. Pistes qui pendant le chantier serviront de servitude principale pour accéder à toutes les rangées de tables.
· - Voie terrain naturel : Objectif 10 MPa. Zone enherbée compactée qui permet de connecter l’entièreté du site et d’assurer une voie périphérique tout en limitant l’imperméabilisation des sols. Ces zones enherbées pourront également être pâturées par les ovins.
A noter que le géotextile présent sous la couche de fondation des pistes lourdes et des pistes légères sera perméable.
Lorsque les travaux de préparation sont terminés, la phase de construction peut commencer. Cette phase se dissocie en plusieurs étapes simultanées ou successives. Leur déroulement et leurs caractéristiques sont définis dans les pages ci-après.
1. Mise en place des pieux
Les structures porteuses des panneaux sont fixées au sol par l’intermédiaire de pieux en acier. Les emplacements exacts des pieux sont préalablement signalés par un géomètre disposant d’un appareil de précision. Les pieux sont enfoncés mécaniquement dans le sol par battage.
2. Montage des structures porteuses
Durant cette phase, les structures en acier destinées à accueillir les modules seront fixées à la base des pieux installés dans l’étape précédente. Ces structures se décomposent en plusieurs parties, à commencer par un arbalétrier fixé à même le pieu (cf. première photo ci-dessous), pièce qui établit l’inclinaison des modules. Cette pièce servira ensuite à fixer les rails (appelés longerons, cf. seconde photo) sur lesquels les modules seront posés.
Selon les contraintes du site en termes de vent et d’enneigement différentes armatures métalliques peuvent être ajoutées pour renforcer les structures : des contreventements, bracons ou liernes.
3. Travaux électriques et protection contre la foudre
Les travaux de génie électrique, par ordre chronologique, consistent à :
- Implanter et réaliser les tranchées (ouverture et fermeture) avant le battage des pieux et la pose des structures.
- Dérouler et mettre en place les gaines de réservation pour tous les câbles alternatifs, des onduleurs jusqu'aux postes électriques.
- Dérouler et mettre en place une câblette de terre interconnectée avec tous les organes électriques et métalliques de la centrale afin de répondre aux normes de sécurité associées aux risques kérauniques et d'électrification des personnes.
- Dérouler, installer et raccorder l'intégralité du câblage continu, entre les modules et les onduleurs.
- Installer et raccorder les onduleurs.
- Installer et raccorder les postes électriques.
- Installer, raccorder et mettre en service l'intégralité des équipements électriques situés dans les postes, tableaux électriques, automatismes de supervision, transformateur, cellules Haute tension, organes de découplage.
- Tous les ouvrages effectués par le génie électrique seront vérifiés par des organismes certifiés afin de s'assurer de la bonne application des normes en vigueur et permettre ainsi la mise en exploitation de la centrale.
Des protections directes (réalisation d’une prise de terre en tranchée) seront mises en place afin de prévenir les incidents liés à la foudre.
4. Raccordement aux réseaux électrique et de communication
Le transport de l’énergie de la centrale vers le poste de livraison est réalisé à partir de câbles souterrains. Une ligne enterrée de 33 kV permet la liaison du site au poste source Enedis le plus proche, où l’énergie est acheminée. Le projet est donc raccordé au réseau électrique, pour injecter l’électricité produite sur le réseau et pourra en consommer aussi pour le fonctionnement des auxiliaires lors de coupures de la centrale (maximum 50 kW).
Les onduleurs communiquent avec les différents postes via CPL, courant porteur en ligne, c’est-à-dire par l’intermédiaire des câbles d’alimentation. Quelques fibres optiques relient les postes entre eux dans la même tranchée que les câbles 33 kV. Ce réseau permet la communication entre le contrôle-commande et les éléments électriques. Le site est raccordé au réseau Télécom permettant la télésurveillance de la centrale.
Les tranchées destinées à la pose du câble et de la fibre sont réalisées en accotement des pistes de circulation créées au sein de la centrale.
Le projet ne sera pas alimenté en eau et n’aura pas besoin d’être alimenté en électricité par le réseau basse tension.
5. Préparation du site pour l’exploitation agricole
Les opérations prévues afin de préparer le site pour le pâturage ovin sont les suivantes :
· Mise en place de couloirs de contention et d’abreuvoirs supplémentaires, Avec extension ou création du réseau d’adduction d’eau.
· Réensemencement des zones éventuellement perturbées par le chantier en fin de travaux de la Centrale
· Remise en état des plateformes de stockage. Un plan de re-végétalisation sera mis en œuvre.
6. Restauration du site – Remise en état et plan de végétalisation
Les aires de stockage seront suivies dans leur phase de revégétalisation (ou réensemencées si besoin) et protégés afin que la végétation puisse reprendre sur ces secteurs. Un plan de revégétalisation sera alors mis en œuvre et des visites fréquentes d’un ingénieur écologue seront organisées dans ce cadre.
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Cette foire aux questions a pour but de répondre aux différentes interrogations remontées à Valeco, et apporter les précisions nécessaires pour mieux comprendre le projet
Des études faunistiques et floristiques ont été menées par un bureau d'édudes naturaliste spécialisé pendant 12 mois sur le site du projet. Ces études ont permis d’identifier les différentes espèces animales et les habitats qui composent le site.
La conception du projet s’est faite de manière à engendrer le moins d’impacts possible vis-à-vis des enjeux écologiques du site. L’accent a été mis sur les mesures d’évitement des zones à enjeux pour éviter les impacts directs du projet sur les espèces et leurs habitats.
Par exemple, les zones humides sont volontairement évitées et préservées en phase chantier et exploitation. L’ensemble des haies et boisements, qui représentent des habitats à enjeux pour les espèces animales, sont également préservés.
En complément de cette stratégie d’évitement, des mesures de réduction de l’impact ont été dimensionnées autour du projet dans un objectif d'avoir des impacts résiduels les plus faibles possibles. Par exemple :
- Les clôtures du site sont implantées de façon à clôturer par ilots le parc agrivoltaïque et ainsi limiter l’impact sur les continuités écologiques. Les clôtures sont implantées en retrait de la végétation, de façon à maintenir un couloir de passage pour les espèces.
- La mise en place d’un calendrier écologique en phase chantier, pour éviter le dérangement des espèces en phase travaux sur les périodes les plus sensibles pour la biodiversité.
- Un suivi par un écologue tiers aura lieu en phase chantier, pour s’assurer de la mise en œuvre des mesures et permettre la conduite du chantier en respectant l’environnement.
- Un suivi écologique après la mise en service de la centrale sera réalisé par des écologues tiers. Ils réaliseront le suivi écologique de la centrale en fonctionnement, pour s’assurer que les espèces inventoriées sont toujours présentes sur site et ainsi contrôler l’efficacité des mesures.
L’ensemble de ces éléments sont précisés dans l’étude d’impact environnemental du projet, qui est une des pièces majeures du dossier de permis de construire et qui sera disponible à la consultation au moment de l’enquête publique.
Exemple de centrale solaire Valeco
Le rayonnement réfléchi, qui pourrait constituer une gêne pour la faune ou les usagers des voies de circulation et les habitants, est faible.
L’objectif principal d’un panneau est de capter le rayonnement solaire et minimiser ce qui est réfléchi. Pour cela, une couche antireflet est présente sur les panneaux pour maximiser l’absorption. Les tables seront inclinées à 30° au maximum, ce qui limite très fortement le risque de réflexion.
La végétation périphérique du projet et les haies plantées permettront de limiter très fortement les vues sur la centrale. Ainsi, le risque d’éblouissement à proximité du site est très faible.

Pâturage ovin sur une centrale solaire Valeco
Des premiers retours d’expérience sont déjà existants sur des centrales solaires mises en œuvre sur des friches (anciennes carrières par exemple), pour lesquels le pâturage ovin a été déployé dans une démarche d’éco-pâturage. Les nombreux retours des éleveurs sur les centrales en exploitation sont positifs, et soulignent l’intérêt d’un dimensionnement adéquat de la centrale pour assurer de bonnes conditions de pâturage : organisation de pâturage tournant, semence des prairies en amont de l’installation des structures, etc.
L’agrivoltaïsme est une démarche différente, puisque l’ensemble du projet est conçu au service de l’agriculteur et de son exploitation. Ainsi, c’est l’agriculteur qui est au centre du projet, et impose ses exigences au producteur d’énergie renouvelable.
Dans le cadre du projet agrisolaire HEBRASOL, des bureaux d’études indépendants ont été missionnés pour accompagner l’éleveur et Valeco dans la conception d’un projet agrivoltaïque, garantissant les meilleures synergies possibles pour apporter plusieurs services à l’agriculture. Ainsi, de nombreuses adaptations ont été préconisées pour assurer la meilleure coactivité avec le pâturage ovin :
- Mise en place des clôtures des ilots agrivoltaïques permettant de sécuriser le troupeau ;
- Les structures photovoltaïques sont volontairement surélevées à 1,5 m pour permettre le passage des animaux ;
- Les câbles sont enterrés ou plaqués à l’arrière des panneaux et les structures ne présenteront pas d’angles contendants ou de visserie apparente, pour éviter tout risque de blessures des animaux ;
- Le projet prévoit la mise en place d’abreuvoirs automatiques et de râteliers pour chacun des enclos prévus.
Les retours d’expérience ainsi que le dimensionnement préconisé par le bureau d’étude agricole, conforme aux préconisations de la filière, contribuent à la définition d’un projet assurant de multiples bénéfices agricoles :
- La protection vis-à-vis de la prédation et la limitation du risque de fuite de certains animaux avec les clôtures entretenues ;
- L’ombre apportée par les panneaux, et donc une protection par rapport au stress thermique ;
- La protection contre les intempéries apportées par les panneaux photovoltaïques ;
- La mise en place d’abreuvoirs et râteliers dans chaque enclos ;
- Une herbe verte plus longtemps en période estivale, permettant d’améliorer les conditions de pâturage ;
- La réalisation d’ensemencements pour maintenir une bonne qualité de la ressource fourragère.
Photographie sur une expérimentation agrivoltaïque ovine à Charolles 71 (projet Valeco)
Non, les panneaux n’empêchent pas l’herbe de pousser. La centrale agrivoltaïque est conçue pour assurer la meilleure pousse de l’herbe sous les panneaux. Pour cela, plusieurs éléments font l’objet d’adaptations :
- La distance entre les rangées de structures photovoltaïques : les premiers bilans des expérimentations ont permis de conclure qu’une quantité plus importante d’herbe pousse lorsque l’espacement entre les tables augmente.
- La présence d’interstices entre les panneaux permet un écoulement des eaux pluviales à travers les tables et donc la pousse de l’herbe y compris sous les panneaux.
- La hauteur des structures : plus les structures sont hautes, plus la dispersion des eaux pluviales et de la lumière est améliorée, ce qui favorise la pousse de l’herbe.
L’ombrage partiel créé par les panneaux peut même contribuer à réduire le stress hydrique et thermique des sols, ce qui favorise la pousse de l’herbe.
En complément, un ensemencement des terres aura lieu avant et après le chantier, pour assurer une bonne qualité de la ressource fourragère sur les parcelles, dès le début de l’exploitation.
L’implantation des panneaux photovoltaïques est possible sur plusieurs types de surfaces :
- Toitures des bâtiments et zones artificialisées ;
- Anciens sites industriels, carrières, aérodromes, centres d'enfouissement ;
- Terres agricoles, dans le cadre de projets agrivoltaïques.
Chaque surface d’implantation possède des contraintes qui lui sont propres, et tous les moyens de production d’énergie renouvelable ont leur place dans le mix énergétique français. VALECO développe des projets photovoltaïques sur différentes surfaces.
La solarisation de toitures, qui fait l’objet de cette question, se heurte par exemple à plusieurs enjeux de taille :
- Les bâtiments existants ne sont pas toujours conçus pour accueillir une centrale solaire en toiture. Il faut alors engager d’importants coûts : renforcement de la structure, rénovation de la couverture et de l’étanchéité et parfois même désamiantage.
- Ces surcoûts se ressentent sur l’économie des projets : l’énergie produite est très chère ce qui peut s’avérer dissuasif.
- La construction de nouveaux bâtiments est une très bonne opportunité pour ce type de projets, puisque l’anticipation d’un projet photovoltaïque dans la conception du bâtiment permet de s’assurer de la compatibilité. Les récentes lois parues vont dans ce sens en imposant la solarisation des nouveaux bâtiments et parkings à partir d’une certaine surface.
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La solarisation des anciens sites industriels et des terrains sans conflit d’usage restent priorisés dans la recherche de terrains propices à la solarisation. Comme la solarisation des toitures, certaines contraintes techniques existent : l’ancienne activité du site a potentiellement créé des contraintes liées au sol, créant des complexités de mise en œuvre des projets ou alors les années de friches sur le site ont créé des habitats propices pour certaines espèces protégées qui y ont alors élu refuge. Ainsi, tous les sites ne sont pas propices et certains présentent des contraintes pouvant s’avérer rédhibitoires. Le gisement de cette typologie de site a déjà fait l’objet d’importantes campagnes de prospection par les différents acteurs du solaire : la grande majorité de ces sites a déjà été étudiée, est en cours de développement ou déjà en service.
C’est dans ce contexte là qu’est apparu le projet de loi d’accélération des énergies renouvelables, dont l’un des enjeux majeurs pour le photovoltaïque est la mobilisation de nouvelles sources de foncier pour permettre l’atteinte des objectifs de développement d’énergie renouvelable. Un décret à propos de l'agrivoltaïsme devrait également sortir très prochainement. D’ici à 2050, pour parvenir aux objectifs de développement d’énergie renouvelable solaire, il faudra développer les projets de solarisation des toitures, des anciens sites industriels et les projets agrivoltaïques.
L’agrivoltaïsme est une réelle opportunité, puisque sa définition et son cadre juridique ont pour objectif de ne pas consommer de terres agricoles en assurant une double production sur une même parcelle :
- Une activité agricole principale, significative et pérenne avec pour vocation de garantir la souveraineté alimentaire ;
- Une activité secondaire de production d’énergie renouvelable, qui contribue à l’atteinte de la neutralité carbone et de garantir la souveraineté énergétique des territoires, tout en apportant un ou plusieurs services à l’activité agricole.
Les projets agrivoltaïques permettent de contribuer à une meilleure souveraineté alimentaire, en produisant une énergie renouvelable bas carbone injecté sur le réseau public et en évitant les conflits d’usages.
L’électricité renouvelable produite par la centrale sera injectée sur le réseau public de distribution et pourra être disponible pour le grand public.
Les modules photovoltaïques produisent un courant continu, ils sont reliés à des onduleurs, qui transforment en courant alternatif, puis à des postes de livraison comprenant notamment des transformateurs qui élèvent la tension afin de la rendre compatible avec le réseau. Ces postes de livraison vont ensuite être raccordés à un poste-source, charnière entre les structures productrices d'énergie et le réseau de transport de l'électricité. Les câbles acheminant l'électricité jusqu'au poste-source seront enterrés le long des voies routières, dans des tranchées de 80 cm de profondeur au maximum.
Les panneaux photovoltaïques ont une durée de vie de 25 ans garantie par les constructeurs. Au-delà, il s’agit principalement d’une question de dégradation des performances. À titre d’information, au bout de 25 ans, les panneaux produisent généralement 85% de leur puissance initiale. La centrale est prévue pour une exploitation de 40 ans, ce qui permet d’exploiter le plus longtemps possible les panneaux installés. Dans le cadre du bail emphytéotique, une clause engage le producteur d’énergie renouvelable à démanteler la centrale, une enveloppe budgétaire est par ailleurs constituée au moment du chantier de construction, enveloppe détenue par la Caisse des Dépôts et Consignations.
VALECO garantit le démantèlement et la remise en état du site :
- Évacuation des modules, structures aluminium, pieux en acier, connectiques, câbles, etc. ;
- Démantèlement des postes électriques ;
- Travaux de restauration du site et notamment des qualités agronomiques du sol ;
- Suivi par un ingénieur écologue de la phase de re-végétalisation.
Les aménagements utilisés par l’exploitation agricole pourront être laissés en fonction des nécessités futures au démantèlement de la centrale.
Synthèse du recyclage des panneaux. Source : SOREN
95% d’un panneau photovoltaïque se recyclent. Les panneaux photovoltaïques envisagés pour le projet sont constitués de silicium cristallin et d’aluminium qui sont des matériaux recyclables. Pour assurer le recyclage de ces panneaux photovoltaïques, le porteur de projet énergétique paye une cotisation, au moment de l’implantation du projet, qui sert à financer l’éco-organisme Soren, spécialisé dans le recyclage des modules photovoltaïques, et agréé par les pouvoirs publics.
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Une usine SOREN de réemploi et de traitement de panneaux photovoltaïques vient d'être inaugurée à proximité de Bordeaux. Pour en savoir plus, voici une vidéo : Cliquez ici
Non. Les infrasons sont les sons inférieurs à une fréquence de 20 Hertz et donc inaudibles par l’être humain. La centrale produit une électricité à une fréquence de 50 Hz, qui correspond à la fréquence du réseau public.
Les panneaux sont totalement silencieux.
Du bruit peut cependant être émis par les onduleurs et les locaux techniques du fait des ventilateurs de refroidissement. La centrale ne produisant qu’en journée, les ventilateurs ne fonctionnent pas la nuit.
La meilleure stratégie pour limiter les nuisances sonores est l’éloignement de ces équipements des lieux d’habitations. Pour ce projet, et suite aux discussions avec les acteurs locaux, VALECO s’est engagé à placer les onduleurs et locaux techniques à plus de 150 m des habitations pour se fondre dans le bruit environnant.
Non. L’ensemble des éléments du projet photovoltaïque, et de sous-station d’élévation de la tension, respectera les normes d’émission de champs électromagnétiques. En outre, l’intensité de ces champs diminue très rapidement avec la distance de la source émettrice et le champ électrique des câbles électriques enterrés est nul.
À 1 m des panneaux photovoltaïques, aucun champ magnétique ou électromagnétique n’est détecté. Au-delà de 3 à 5 m des onduleurs, l’électromagnétisme généré par ceux-ci n’est plus perceptible. Ainsi, au delà de la clôture du parc, et donc en dehors de la centrale, le niveau de champ électromagnétique est donc négligeable.
Il n’y a pas de risque pour la santé humaine dans un projet agrivoltaïque. Toutefois, une attention particulière sera portée sur la mise à la terre des installationS.
Le marché immobilier est par définition fluctuant. À ce jour, aucune corrélation entre l’implantation d’une ferme agrivoltaïque et une dévaluation immobilière n’a été identifiée.
Les inquiétudes des riverains à ce sujet sont liées principalement aux impacts que pourraient avoir ce projet sur le cadre de vie et l’environnement immédiat. En phase de travaux, ces impacts seront potentiellement plus importants, c’est pour cela que des mesures de réduction des impacts sont actuellement à l’étude. À l’approche des travaux, les habitants seront rencontrés et informés pour anticiper et limiter les impacts des travaux.
Les mesures de réduction des impacts mises en place par Valeco ont pour objectif de garantir une intégration du projet agrivoltaïque au cadre de vie des habitants : éloignement des éléments pouvant générer du bruit, insertion paysagère, plantation de haies auprès des riverains le souhaitant, etc. La limitation des impacts paysagers fait par ailleurs partie des éléments étudiés avec attention par les services de l’État.
Les projets photovoltaïques doivent faire l'objet d'une demande de permis de construire. Celle-ci est notamment composée de :
- Un dossier d'étude d'impact environnemental, comprenant une étude naturaliste, paysagère, hydraulique, topographique
- Une demande d'autorisation environnementale si les impacts résiduels sont identifiés sur la faune, la flore ou les zones humides
Le dossier est examiné par les Services de l'Etat : DDT (Direction Départementale des Territoires), DREAL (Direction Régionale pour l'Environnement, l'Aménagement et le Logement), MRAe (Mission Régionale d'Autorité Environnementale). Au terme de l'instruction du dossier, une enquête publique est menée. A la fin du processus, la décision appartient au Préfet.
De surcroît, les projets agrivoltaïques doivent également faire l'objet d'une étude préalable de compensation collective agricole.
C'est la CDPENAF (Commission Départementale pour la Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers) qui examine l'étude préalable de compensation collective agricole. La Commission émet un Avis qui sera pris en compte par le Préfet dans sa décision.
Un Décret est attendu courant d'année 2024 pour préciser encore le cadre légal de l'agrivoltaïsme.
Nous restons à votre disposition pour échanger sur le projet par e-mail ou via notre formulaire de contact !
Tout d'abord, qu'est-ce qu'un parc photovoltaïque ?
Actuellement, la technologie la plus répandue correspond aux panneaux photovoltaïques composés de cellules de silicium. Sous l’effet du rayonnement solaire, le silicium, qui est un matériau conducteur, libère des électrons qui se déplacent sous l’influence d’un potentiel pour créer un courant électrique continu. Les onduleurs transforment ce courant continu en courant alternatif pour l’injecter dans le réseau de distribution d’électricité public.

L'agrivoltaïsme : synergie du photovoltaïque avec l’agriculture
D'après la Loi d'Accélération des Energies renouvelables :
Une installation agrivoltaïque est une installation de production d'électricité utilisant l'énergie du soleil et dont les modules sont situés sur une parcelle agricole où ils contribuent durablement à l'installation, au maintien ou au développement d'une production agricole.
Une installation agrivoltaïque apporte les services suivants à l'exploitaion agricole
« 1° L'amélioration du potentiel et de l'impact agronomiques ;
« 2° L'adaptation au changement climatique ;
« 3° La protection contre les aléas ;
« 4° L'amélioration du bien-être animal.
Une installation agrivoltaïque doit permettre à l'activité agricole de continuer d'être la principale activité de la parcelle.
Valeco attache de l'importance à le conception et à la mise en œuvre des projets agrivoltaïques, qui se veulent sur mesure pour répondre aux besoins des filières agricoles locales et de leur économie. Des mesures agricoles collectives sont ainsi définies en concertation avec l’ensemble des acteurs locaux : les organismes professionnels agricoles, les services de l’Etat et les collectivités.
A l’échelle d’un site, les projets sont coconstruits entre les exploitants et les développeurs accompagnés d’experts agricoles indépendants. Le couplage du solaire aux exploitations agricoles leur offre des opportunités de pérennisation et une sécurisation d’accès au foncier. Les bénéfices touchent également le bien-être animal par l’action de protection qui découle des aménagements de la centrale solaire.
Une collaboration de nombreaux acteurs
Un projet agrivoltaïque est le fruit d'une collaboration entre VALECO, les exploitants, les bureaux d'études, les collectivités.

Illustration d'un ilot agrivoltaïque typique

Les intérêts de l'agrivoltaïsme
L'agrivoltaïsme permet de pérenniser les exploitations agricoles, notamment en élevage, qui sont en déclin en France.
Cela permet également d'aider à l'installation de jeunes agriculteurs.
Les panneaux permettent de produire de l'électricité propre, locale décarbonnée, afin de lutter contre le changement climatique et de répondre aux objectifs nationaux de mix énergétique.
Ces pratiques créent également des retombées importantes pour le territoire, en termes de création d'emplois (notamment la maintenance en phase d'exploitation) et de subventions (taxes perçues par les collectivités, mécénat en soutien à des projets territoriaux tels que des événements sportifs et culturels).
L'agrivoltaïsme a également montré des résultats quant à la production fourragère ou le confort des animaux !
L'expérience de Valeco
Cela fait plus de 10 ans que Valeco exploite des centrales solaires entretenues par écopâturage d'ovins. Ce sont ce qu'on appelle des "terrains dégradés", c'est-à-dire d'anciens sites industriels, d'anciennes carrières ou d'anciens centres d'enfouissement de déchets. Lorsque la remise en état du site permet un enherbement sous les panneaux, un partenariat gagnant-gagnant se noue entre Valeco et un éleveur local, rémunéré pour l'entretien de la centrale tout en bénéficiant de fourrage. Nos retours d'expérience nous ont appris que les brebis appréciaient se mettre à l'abri sous les panneaux, telles des ombrières.
C'est de là qu'a émergé l'idée d'agrivoltaïsme. Bien que le cadre réglementaire n'ait été défini que très récemment, cela fait plus de 4 ans que Valeco accompagne les agriculteurs dans des projets agrivoltaïques.

Nous avons également mis en place des expériences. Notamment, un partenariat avec le lycée agricole de Charolles, dont les premiers résultats montrent que l'herbe est protégée du gel, des brûlures et de la sécheresse sous les panneaux. La production fourragère est donc plus étalée sur l'année (reprise plus précoce en sortie d'hiver, et poursuite de la croissance des prairies en période estivale), ce qui constitue une protection contre les aléas climatiques.
L'amélioration du bien-être animal est permis par le confort thermique que les animaux trouvent sous les panneaux, à l'ombre, mais aussi par les clôtures qui les préservent de la prédation, et enfin les aménagements agricoles financés par le projet (par exemple, mise en place d'abreuvoirs et d'un réseau d'adduction d'eau).
La prochaine actualité sera une Foire aux Questions. N'hésitez pas à aller la consulter ou à nous contacter !
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