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Les Actualités
04 avril 2022

Permanences d'informations le 11 et 12 avril 2022 dans les communes de Villecomte et Chaignay

Dans le cadre de l’information sur le projet éolien de La Grande Charme situé sur les communes de VILLECOMTE et CHAIGNAY, Marie PASCAL, Cheffe de Projet Eolien, ainsi que toute l’équipe de Valeco, mais également des représentants du SISECO (Syndicat Intercommunal D'Electricité De Côte D'Or) et de l'ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) ont le plaisir de vous inviter à participer lundi 11 et mardi 12 avril 2022 aux permanences d’information autour de ce projet. 

Vous pouvez nous retrouver le :

- Lundi 11 avril entre 17h00 et 20h00 à la Salle Polyvalente de Villecomte (1 Place du Creux-Bleu, 21120 VILLECOMTE)

- Mardi 12 avril entre 17h00 et 20h00 à la Salle des Fêtes de Chaignay (rue du Presbytère, 21120 CHAIGNAY)

Vous pouvez également visualiser l'invitation des permanences ici

Nous serons heureux d'échanger avec vous et nous ferons notre maximum pour répondre à vos questionnements sur le projet éolien de La Grande Charme.  

A bientôt !

 

31 mars 2022

Mise à disposition du Résumé Non Technique (RNT)

Le RNT est à présent disponible dans les mairies de tous les communes limitrophes au projet éolien de la Grande Charme : Villecomte, Chaignay, Saulx-le-Duc, Epagny, Diénay, Is-sur-tille, Marcilly-sur-Tille, Marsannay-le-Bois, Tarsul, Vernot, Saussy, Gémeaux.

Il peut être aussi visionné sur le lien suivant : ici

Rapide présentation du RNT 

- Etude de l'état actuel de l'environnement : présentation du milieu physique, de la biotope et biocénose qui le composent, du cadre réglementaire des communes concernées ainsi que les aires et sites protégés.

- Etude des variantes d'implantation : 4 variantes d'implantation du projet ont été étudiées afin d'estimer la variante la plus optimale. La variante n°4 (4 éoliennes de 200 m bout de pâle) a été finalement retenue. Le site occupera alors une surface de 2,93 ha une fois mis en service pour une production annuelle d'environ 50 800 MWh. Ce qui correspond à la consommation électrique de 25 200 habitants (hors chauffage).

 

- Impacts du projet retenu avant la mise en place de mesures de réduction :

Près de 38 344 tonnes de CO2 seraient évités grâce au projet en comparaison de ce qu'émettrait le mix énergétique français actuel.

Du côté de l'environnement, les études menées par un bureau d'études indépendant ont montré que les impacts liés au projet ne remettrait pas en cause la continuité écologique des espèces présentes sur le site. 

Les retombées fiscales pour le territoire (taxes et impôts) sont estimées à 190 000 € par an pendant toute la durée d'exploitation du parc (au moins 20 - 25 ans).

Du côté du paysage et du patrimoine, les impacts du à la covisibilité et la visibilité du projet sont evalués de faibles à nul concernant les sites protégés et les monuments historiques, et de faible à modéré pour les lieux de vie.

 

- Principales mesures :

Des mesures d'évitement, de réduction et de compensation y sont énumérées. On peut noter l'optimisation de la date de démarrage des travaux pour minimiser les impacts sur la faune,le choix du gabarit de l'éolienne ou encore les mesures de suivi des espèces afin de veiller à leur perénité. Des mesures d'accompagnement sont aussi envisagées comme l'aménagement d'un sentier pédagogique au sein de la forêt ou encore des plantations de haies bocagères en fond de jardin pour les habitants qui le souhaiteraient. 

 

Nous restons à votre disposition pour tout questionnement concernant le projet éolien de La Grande Charme.

A bientôt !

25 février 2022

Une deuxième lettre d’information sur le projet éolien de la Grande Charme a été envoyée aux communes. Cliquez ici pour la consulter.

Vous pouvez aussi retrouver la première lettre d’information ici.

Le Résumé Non Technique de l’étude d’impact du projet de la Grande Charme sera prochainement mis à votre disposition. Ce document présentera les différentes parties de l’étude d’impact de façon claire et concise afin de faciliter la prise de connaissance des études, de leurs enjeux et de leur importance dans le projet.

Actualités sur le mat de mesure

Le mât de mesure de vent, d'une hauteur de 123,5m, a été installé en mars 2021.

Il permet d'avoir une connaissance précise du gisement de vent et de récolter des données d'écoute des chiroptères. La campagne de mesure durera environ 18 mois.

Image mat de mesure

 

En amont de son installation, les services de l'Armée, de la DGAC ainsi que la mairie de Chaignay ont été consultés dans le cadre d'une déclaration préalable. La commune de Chaignay, propriétaire des parcelles visées, au niveau du lieu-dit « Les Prés Nouveaux », a également donné son accord.

Pour plus d’informations sur le mât de mesure, cliquez ici.

05 octobre 2021

1) Défrichement

L’implantation des éoliennes nécessitera du défrichement pour la réalisation de certaines infrastructures (plateformes, fondations…). Néanmoins, nous nous attacherons à limiter au maximum le défrichement sur la zone d’étude, en nous appuyant sur l’étude de défrichement.

La surface nécessaire pour l’implantation d’une éolienne en forêt est d’environ 3500m2 (correspondant à la fondation au pieds de l’éolienne et à la surface de grutage nécessaire à la maintenance, c’est-à-dire que tout le défrichement est pris en compte dans ce chiffre) ce qui représenterait pour le projet éolien de la Grande Charme environ 0,5% de la surface boisée de la zone d’implantation étudiée.

 

2) Nature : faune, flore et sols

L’impact sur la nature d’un parc éolien fait l’objet d’une étude spécifique, l’étude d’expertise écologique, qui est impérative pour l’obtention de l’autorisation de construire puis d’exploiter le parc. Cette étude qui court, selon le projet, sur une période de 12 mois à 18 mois de façon à travailler sur un cycle biologique complet, prend en compte aussi bien la flore que la faune du lieu.  A noter que l'implantation d'éoliennes sur un site est très réglementée et qu'elles ne doivent notamment pas se trouver sur un des axes de migration principaux pour les oiseaux.

Les études d’impact concernant les volets écologique et paysager sont en cours de réalisation. Elles ont été menées par les bureaux d’étude spécialisés Envol Environnement et Agence CouasnonL’accès aux différentes études sera régulièrement mis à jour au fur et à mesure de leur avancement. Lorsque toutes les études auront été finalisées, un résumé non technique de ces dernières sera disponible sur ce site.

Tant les espèces qui peuplent le lieu que celles qui migrent à travers lui, sont identifiées et une attention toute particulière est portée aux espèces dites « patrimoniales », c’est-à-dire des espèces protégées pour assurer leur bon état de conservation dans le secteur.

L'impacts du projet sur le sol et le sous-sol apparait comme relativement négligeable au vue de la surface impactée (~3500m2 / éolienne), A noter également que le béton utlisé pour la fondation est un matériau inerte qui ne pollue pas le sol et le sous-sol. De plus, la nouvelle réglementation en vigueur impose le retrait de cette fondation dans sa totalité, comme détaillé dans la partie Recyclage et Démantèlement.

 

3) Recyclage et démantèlement

 

Le démantèlement et la remise en état du site après l’arrêt définitif du projet éolien seront à la charge du maître d’ouvrage et non de la commune ou du propriétaire foncier. 

L’ensemble des fondations du parc éolien de la Grande Charme sera excavé, conformément à l’arrêté du 22 juin 2020. 

En effet, cet arrêté du 22 juin 2020 est récemment venu modifier l’arrêté du 26 août 2011, imposant aux exploitants de parcs éolien d’aller plus loin dans leurs obligations de démantèlement et de recyclage.  

Ainsi, l’article 29 – I de l’arrêté du 22 juin 2020 impose désormais : 

« 1. le démantèlement des installations de production d'électricité, des postes de livraison ainsi que les câbles dans un rayon de 10 mètres autour des aérogénérateurs et des postes de livraison; 

2. l'excavation de la totalité des fondations jusqu'à la base de leur semelle, à l'exception des éventuels pieux. Par dérogation, la partie inférieure des fondations peut être maintenue dans le sol sur la base d'une étude adressée au préfet démontrant que le bilan environnemental du décaissement total est défavorable, sans que la profondeur excavée ne puisse être inférieure à 2 mètres dans les terrains à usage forestier au titre du document d'urbanisme opposable et 1 m dans les autres cas. Les fondations excavées sont remplacées par des terres de caractéristiques comparables aux terres en place à proximité de l'installation ; 

3. la remise en état du site avec le décaissement des aires de grutage et des chemins d'accès sur une profondeur de 40 centimètres et le remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres à proximité de l'installation, sauf si le propriétaire du terrain sur lequel est sise l'installation souhaite leur maintien en l'état. » 

Par ailleurs, rappelons que conformément à l’article D.181-15-2, I, 11° du Code de l’environnement, le(s) propriétaire(s) et le(s) maire(s) de la (des) commune(s) concerné(e)(s) par un projet éolien sont consultés sur les conditions de démantèlement. 

De plus, le traitement et le recyclage des éoliennes est prévu par la directive-cadre sur les déchets de 2008, transposée par la loi sur l’économie circulaire, dans le Code de l’Environnement. Les matériaux sont traités selon le principe clef de la hiérarchie des déchets, qui vise l’allongement de la durée de vie des installations en place et l’optimisation des matériaux employés pour les pales.  

Lorsque les éoliennes ne peuvent pas à être réutilisées, la priorité va au recyclage. 90% d’une éolienne est recyclable. Les métaux (acier, cuivre, fonte, aluminium) sont entièrement recyclés et le béton sera valorisé sous forme de granula dans d’autres ouvrages de BTP. Les pales composées de matériaux composites sont prises en charge par des filières spécialisées dans le cadre d’une valorisation thermique ou sont broyées pour servir à la fabrication de ciment. 

·       Il n’est en aucun cas possible de mettre en décharge les pales des éoliennes dans un pays de l’UE. 

·       Il n’est en aucun cas possible d’abandonner des éoliennes sur le territoire français 

En savoir plus sur le recyclage et le démantèlement ici.

 

4) Impact visuel

Une éolienne est un objet qui a pour rôle de capter du vent ; de ce fait, une éolienne se déploie dans la hauteur. Notons que la recherche a permis des progrès techniques réels ces dernières années et que les fabricants proposent aujourd’hui des machines plus hautes que par le passé : de 150 mètres bout de pale il y a 2 à 3 ans, elles sont passées à plus de 200 mètres bout de pale.

Par conséquent, du fait de sa fonction et sa conception, une éolienne est un objet qui se voit dans le paysage.

Chacun perçoit ensuite cet objet différemment en fonction de la perception, subjective, qu’il en a et qui lui est propre. Ainsi, pour les uns les éoliennes sont une nuisance pour le paysage et pour les autres, elles ne le sont pas.

Conscients de cela, tant les services instructeurs de l’État que les porteurs de projets sont attentifs à mener les études nécessaires pour arriver à la l’implantation la plus optimale en termes paysagers afin de réduire l’impact visuel au maximum.

Ce travail se base notamment sur l’étude paysagère réalisée pendant la phase d’étude du projet. Il s’agit d’étudier comment sera vu et perçu le parc éolien à partir de tous les points remarquables à l’intérieur d’une zone de 20 km autour du parc : depuis les hameaux et les bourgs riverains et environnants, depuis les axes de circulation, les chemins touristiques mais également depuis les monuments et les lieux remarquables.

Des simulations visuelles intégrant de 30 à 50 photomontages sont ensuite réalisées pour à la fois affiner le positionnement des machines et percevoir leur impact sur le paysage.

 

5) Nuisances sonores et santé

L'acoustique :

Il est reconnu qu’un bruit peut affecter les personnes qui y sont exposées. Les troubles peuvent être absents, légers, ou plus importants, selon le volume du bruit, la durée d’exposition au bruit, le moment de la journée, la distance au lieu d’origine du bruit, la fréquence du bruit…

Les perturbations sonores ont diminué ces dernières années grâce à l’amélioration technique des machines et à une meilleure prise en compte des impacts acoustiques au moment des études du projet.

Les émissions sonores des parcs éoliens sont régies par l’arrêté du 26 août 2011 relatif aux éoliennes soumises à autorisation au titre des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement –ICPE. Ces dispositions reprennent pour l’essentiel celles qui prévalent dans la réglementation sur les bruits du voisinage, définies dans le code de la santé publique.

Cette réglementation impose des limites : le bruit à l'extérieur du parc, dans les zones à émergence réglementée, dont les habitations, doit être inférieur à 35 dB (A), correspondant au volume sonore d’une conversation à voix basse.

La réglementation impose également aux parcs éoliens de ne pas dépasser un niveau de bruit supérieur à 5 décibels le jour et 3 décibels la nuit par rapport au bruit existant auparavant (par exemple le bruit du vent dans les arbres). 5 décibels, c’est pratiquement le silence. L'échelle de bruit ci-dessous permet de situer l'éolienne. (source: ADEME)

L’acoustique du parc éolien fait l’objet d’une étude à part entière qui fait partie intégrante du dossier d’autorisation remis aux services de l’État. Cette étude suit un protocole précis et rigoureux:

-          Des sonomètres sont installés dans des points remarquables – le plus souvent les habitations les plus proches – autour de la zone d’accueil du projet pour une période d’au moins 10 jours. Ils enregistrent en continu le niveau sonore du site et permettent de dresser la cartographie acoustique du lieu.

-          Suivi d’un travail de simulation numérique de l’impact acoustique du projet dans l’environnement sonore enregistré permettant de vérifier si les seuils réglementaires sont respectés

Un suivi acoustique est réalisé dans les 6 à 12 mois qui suivent la mise en service du parc. Ce suivi permet de s’assurer que le niveau sonore des machines installées respecte bien les seuils réglementaires et que le parc éolien est en conformité avec l’étude menée dans le cadre de la demande d’autorisation environnementale.

Si tel n’est pas le cas, les Services de l’État, la DREAL par l’intermédiaire de l’Inspecteur des Installations Classées, mettent en demeure la société qui exploite le parc pour une mise en conformité. Si elle ne le fait pas, le parc éolien peut être arrêté.

En tout état de cause, les émissions acoustiques ne peuvent pas être à l’origine de troubles physiques. Il y a 50 000 éoliennes dans le monde, dont certaines en fonctionnement depuis plus de 20 ans. Aucun problème de santé qui aurait alerté les autorités sanitaires n'a été remarqué.

Les infrasons :

La sensibilité de l’oreille humaine s’étend d’environ 20 Hz à 20 000 Hz. A priori, tous les sons compris dans cette bande de fréquences sont considérés comme audibles. Quand la fréquence de l’onde sonore est inférieure à 20 Hz, on parle alors d’infra-sons. Les infrasons sont loin d’être une spécificité propre aux éoliennes, ils sont présents dans notre vie courante et sont émis depuis de nombreuses sources : les vagues, le vent, les véhicules, etc. Un rapport établi par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) en 2017 et intitulé « Évaluation des effets sanitaires des basses fréquences sonores et infrasons dus aux parcs éoliens » a montré que les effets sanitaires des infrasons éoliens sont quasi-nuls. Les seuls effets observables demeurent psychologiques (effet nocebo). 

Le document disponible ici permet de donner des informations plus détaillées sur les infrasons et leurs effets : Infrasons - Les effets sur la santé

 

6) Valeur sur l'immobilier

A ce jour, plusieurs études françaises ont étudié l’impact des éoliennes sur le marché de l’immobilier, sur plusieurs années. Elles ont pu démontrer que pour des biens situés proches ou ayant une vue sur les éoliennes, l’impact est nul tant en termes de prix au mque de dynamisme des constructions neuves.

Voici le nom de ces études que vous pourrez consulter sur internet pour avoir plus de détail :

   - Evaluation de l’impact de l’énergie éolienne sur les biens immobiliers – contexte du Nord-Pas-de-Calais ; Climat énergie environnement et Fonds Régional d'Aide à la Maîtrise de l'Energie et de l'Environnement, Nord-Pas-de-Calais ; 2008

   - Éoliennes et territoires, le cas de Plouarzel ; Université de Bretagne Occidentale ; 2008

   - Enquête concernant l’impact économique des éoliennes dans l’Aude et leur perception par les touristes ; Conseil d'architecture d'urbanisme et de l’environnement (CAUE) Aude ; 2002

Ainsi, on peut raisonnablement présager que l’effet du projet éolien de la Grande Charme sera également nul sur l’attractivité des environs et de l’immobilier.

L’implantation d’un parc éolien n’a aucun impact sur les critères de valorisation objectifs d’un bien qui sont la localisation, la surface habitable, l’isolation, le type de chauffage… Il ne joue que sur les éléments subjectifs (beauté ou pas des éoliennes) qui peuvent varier d’une personne à une autre.

Par ailleurs, les retombées économiques générées par le parc éolien permettent aux collectivités de maintenir ou de financer de nouveaux équipements ou services et ainsi d'améliorer leur attractivité.

 

7) Retombées économiques pour le territoire

Les retombées économiques que percevra le territoire (Commune, EPCI, ...) ne sont pas fonction de la production du parc éolien mais bien de la puissance qui sera installée. Elles seront donc percues peu importe que les éoliennes tournent ou pas.

D’une part, un projet éolien lorsqu’il est implanté sur un territoire, est considéré comme étant une entreprise de production d’électricité. Il est donc contraint à payer des taxes et des impôts qui sont les suivants :

  • TFPB : Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties
  • CET : Contribution Economique Territoriale (CFE + CVAE)
  • IFER : Impôt Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux

Les bénéficiaires seront :

  • Les communes de Villecomte et Chaingnay (communes d’implantation) : perçoivent environ 18% des impôts via la TFPB et l’IFER
  • La Communauté de communes des Vallées de la Tille et de l’Ignon : perçoit environ 53% des impôts via la TFPB, la CET et l’IFER
  • Le Département de la Côte d’Or : perçoit environ 29% des impôts via la TFPB, la CET et l’IFER

Les taxes et impôts versés par l’exploitant sont fonction des taux votés annuellement et du nombre de Mégawatt installés. Ils ne dépendent pas de la production du parc éolien.

Pour avoir un ordre d’idée, dans le cas d’un scénario à 4 éoliennes de 5,6MW* de puissance unitaire, la Communauté de communes toucherait +/- 100 000€ /an et le département +/- 50 000€ /an. De leur côté, les communes de Villecomte et Chaignay toucheraient +/- 9 000€ /an par éolienne implantée sur leur commune.

D’autre part, il est nécessaire pour l’exploitant du parc éolien, de louer les terrains sur lesquelles seront installées les éoliennes, mais aussi toutes les autres infrastructures utiles à l’exploitation du parc (plateforme de grutage, poste de livraison, etc). Dans ce cadre, un bail emphytéotique sera alors signé entre le propriétaire du terrain et l’exploitant du parc éolien. La location de terrain implique forcement une contrepartie financière. Un loyer est donc versé au propriétaire du terrain pris à bail (et à l’exploitant agricole lorsque les infrastructures se trouvent sur les parcelles cultivées). En ce qui concerne le projet éolien de la Grande Charme, les parcelles concernées appartiennent aux communes de Villecomte et de Chaignay.

Comme pour les taxes, le loyer est également calculé en fonction du nombre de Mégawatt installé sur les terrains pris à bail et ne dépend pas de la production du parc éolien. Le loyer qui est proposé à la commune est de 4 000€/MW/an.

Pour 4 éoliennes de 5,6MW*, chaque commune pourrait toucher : 2 x 4 000 x 5,6 = 44 800€ / an

*le nombre d’éoliennes ainsi que leur puissance ne sont pas définis à ce jour. La puissance unitaire d’une éolienne peut varier de 2 à 6 MW en fonction de son gabarit, du secteur d’implantation, du modèle retenu, etc.

Enfin d’autres sources de retombées économiques peuvent exister comme, par exemple, la location des chemins communaux permettant l’accès au parc éolien.

En définitif, contrairement à la communauté de communes et au département, les communes de Villecomte-Chaignay percevront en plus des taxes et impôts, un loyer relatif à la location des terrains dont elle sont propriétaires. L’ensemble des retombées économiques (taxes + loyer) seront versées pendant toute la durée d’exploitation du parc éolien, soit de la construction au démantèlement des éoliennes.

Depuis la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), les collectivités peuvent être actionnaires de société de production d’électricité renouvelables sur leur territoire. L’actionnariat du parc éolien pourrait être ainsi ouvert à la commune d’implantation et aux communes limitrophe.

Les collectivités territoriales qui co-investiront dans la construction du parc éolien aux côtés de Valeco bénéficieront ainsi des dividendes à hauteur de leur actionnariat pendant toute la durée de vie du parc éolien.

 

8) Subventions et coûts de l'éolien

L’éolien a l’avantage d’avoir des coûts connus, le développement de ses parcs en France étant très encadré. Ils couvrent l’ensemble de son cycle de vie : les coûts de démontage, recyclage et remise en état des sites sont notamment inclus au coût final.

Début 2018, les résultats du premier appel d’offre éolien terrestre établissent en moyenne le coût de l’énergie éolienne à 65.4€/MWh. Plus récemment, ce chiffre a encore baissé : 62.9€/MWh début 2020, et 59.5€/MWh lors du dernier appel d’offres de février 2021.

Le surcoût résultant de l’obligation d’achat est compensé par la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Celle-ci est fixée à 22,5 €/MWh depuis le 1er janvier 2016 et est supportée par tous les consommateurs d’électricité. Elle sert à financer le développement de l’énergie éolienne, au même titre que les autres énergies renouvelables, la cogénération, la péréquation tarifaire dans les ZNI, etc.

L’éolien ne représente que 15,2 % du total de la CSPE, et non la majorité

La FEE (France Energie Eolienne) relaye que : « En 2016, le coût moyen de l’énergie éolienne pour les français s’élevait à 1€ par mois et par foyer »

De plus, si l’on considère les résultats à une autre échelle que celle des GWh produits, et tous les gains en termes de sécurité, baisse de la production de gaz à effets de serre… l’investissement est loin d’être disproportionné quant au résultat !

 

9) Production d'électricité

Sur le territoire français, les éoliennes tournent et produisent de l’électricité 95 % du temps selon l’ADEME. De plus, cette énergie est prévisible, notamment grâce à la météo, qui permet d’anticiper les chiffres de production 3 jours à l’avance. L’évolution des technologies permet par ailleurs de produire de l’énergie éolienne avec des vents de plus en plus faibles.                                                          

De plus, la France possède trois régimes de vent différents (Atlantique, Mer du Nord et Méditerranée). Le vent souffle donc presque en permanence dans au moins une partie du pays, et d’autant plus en hiver, saison lors de laquelle la demande d’électricité est la plus forte. Quand il n’y a pas de vent dans une région, il y a de fortes chances qu’il y en ait dans une autre. Le parc éolien français produit donc quasiment en permanence.  

L’énergie éolienne étant une énergie « variable», il est en effet nécessaire de maintenir d’autres moyens de production d’électricité et ainsi constituer un mix énergétique. Cependant, elle permet à chaque fois de se substituer à la production de cette même électricité par des centrales fossiles émettrices de gaz à effet de serre et polluants. 

Le gestionnaire du réseau électrique compense la variabilité résiduelle de l’éolien en utilisant les autres sources de production et les capacités de stockage offertes, notamment par l’eau des barrages, des lacs de retenue et des stations de transfert d’énergie par pompage (STEP). Le stockage de l’énergie éolienne est un domaine de recherche qui progresse rapidement. 

La production d’électricité éolienne s’élève à 39,7 TWh sur l’année 2020 ce qui représente plus de 8,8 % de la consommation électrique française en 2020. La puissance raccordée au cours de l’année 2020 s’élève à 1 105 MW selon le Panorama de l’électricité renouvelable 2020 publié par RTE. 

D'ici 2050, l'éolien sera amené à représenter au minimum la moitié du mix énergétique en France (d'apres l'étude "Futurs énergétiques 2050", publiée par RTE le 25 octobre 2021). Dans le scénario central de l’étude de l’ADEME, l’éolien terrestre français représente 53% de la production d’électricité. L’éolien sera donc de fait le pilier central du mix électrique Français dans les prochaines années. 

 

10) Bilan carbone d'une éolienne

Ce sont essentiellement les centrales thermiques à flamme qui sont responsables de l’augmentation de la moyenne des émissions de CO2/kWh. L’énergie éolienne, comme toutes les énergies renouvelables ont priorité d’accès au réseau, ainsi, chaque kWh produit par un système renouvelable (et donc bas carbone) se substitue à un kWh qui aurait pu être produit par un système non renouvelable (centrale thermique à flamme ou centrale nucléaire). Ce système contribue donc à la décarbonation du mix électrique local et national.

Fin 2015, Cycleco a réalisé pour l'ADEME (l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) une étude du cycle de vie complet d’une éolienne (« Rapport sur l’analyse du cycle de vie de l’éolien français »). Ce cycle comprend la fabrication des composants, le transport, la construction, la phase d’exploitation incluant la maintenance, la désinstallation et le recyclage de l’éolienne. Le constat est très positif pour la filière éolienne. Au cours de sa première année d’exploitation, une éolienne rembourse l’ensemble de l’impact CO2 de son cycle de vie et l’énergie nécessaire à sa construction.

Durant sa phase d’exploitation l’énergie éolienne a un niveau d’émission de CO2 très faible. En effet l’éolienne ne nécessite pas de combustible et n’émet pas de CO2 ni de gaz à effet de serre. Elle n’émet pas non plus d’autres polluants atmosphériques tels que SO2, Nox, particules fines ou déchets nucléaires. Elle ne consomme pas d’eau contrairement aux moyens de production classiques qui en utilisent de grandes quantités dans leurs processus de refroidissement. Les opérations de maintenance, qui nécessitent des trajets en véhicule, sont les principales sources d’émission de CO2 pendant la phase d’exploitation.

Toutefois quand on tient compte de l’ensemble de la durée de vie d’une éolienne soit 20 années les émissions sont estimées à 12,7 gCO2 eq/kWh. Par ailleurs la durée de vie d’une éolienne récente est maintenant de 25 voire 30 années, ce qui réduit encore ce taux d’émission.

D’après l’ADEME l’énergie nécessaire à la construction, l’installation et le démantèlement futur d’une éolienne est compensée par sa production d’électricité en 12 mois. En d’autres termes, sur une durée de vie de 20 ans, une éolienne produit 19 fois plus d’énergie qu’elle n’en nécessite pour sa construction, son exploitation et son démantèlement.

Ce chiffre est à comparer avec les autres sources d’énergie. L’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change, en français GIEC, Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a réalisé une étude des émissions de CO2/kWh des différentes énergies, le graphique si dessous présente les résultats :

Cela permet alors de mettre en lumière la pertinence de l’énergie éolienne terrestre puisque l’émission de g CO2/kWh produite est plus de 6 fois inférieure à celle du mix énergétique français (87g CO2/kWh).

04 juin 2021

Le ministère de la Transition écologique a publié fin mai 2021 un document pour y voir plus clair sur l’éolien terrestre.

Vous avez déjà lu ou entendu des affirmations sur l’éolien terrestre concernant le démantèlement, la production d'électricité ou encore la biodiversité  ? Ce document vous permettra de démêler le vrai du faux.

Cliquez ici pour le consulter.

19 janvier 2021

La première lettre d'information liée au projet éolien du Bois de la Brosse a été envoyée. Retrouvez-la ici

19 janvier 2021

Les services de l'Armée et de la DGAC ainsi que la Mairie de Chaignay ont émis un avis favorable à l'installation d'un mât de mesure, ayant fait l'objet d'une déclaration préalable.

Ce mat d’une hauteur de 123,5m avec des haubans de 70m a pour projet d’être installé en forêt, au niveau du lieu-dit "Les Prés Nouveaux" sur le territoire de la commune de Chaignay. 

Il permettra d’avoir une connaissance précise du gisement de vent et de récolter des données d’écoute des chiroptères (chauves-souris). La campagne de mesure durera environ 18 mois à compter de son installation, probablement aux alentours de février-mars 2021.

06 janvier 2021

Les études environnementales ont débuté au printemps 2020 auprès du bureau d’études Envol Environnement. Trois grands thèmes sont étudiés : les oiseaux, les chauves-souris, et la flore et petite faune.

Les experts s’appuient sur des enquêtes et recherches bibliographiques, mais également sur des investigations de terrain, réalisées sur une année complète, afin de recenser les espèces présentes autour de la zone d’étude et d’analyser leur comportement. L’objectif est d’évaluer les enjeux écologiques et de choisir l’implantation qui minimisera les impacts.

Retrouvez ici le rapport d'avancement (mis à jour le 06 janvier 2021)

Projet porté par
A propos de Valeco
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Interlocuteur
Amandine Cregut (chef de projet)
amandinecregut@groupevaleco.com
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l'éolien ?
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Les actualités
04 avril 2022

Permanences d'informations le 11 et 12 avril 2022 dans les communes de Villecomte et Chaignay

Dans le cadre de l’information sur le projet éolien de La Grande Charme situé sur les communes de VILLECOMTE et CHAIGNAY, Marie PASCAL, Cheffe de Projet Eolien, ainsi que toute l’équipe de Valeco, mais également des représentants du SISECO (Syndicat Intercommunal D'Electricité De Côte D'Or) et de l'ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) ont le plaisir de vous inviter à participer lundi 11 et mardi 12 avril 2022 aux permanences d’information autour de ce projet. 

Vous pouvez nous retrouver le :

- Lundi 11 avril entre 17h00 et 20h00 à la Salle Polyvalente de Villecomte (1 Place du Creux-Bleu, 21120 VILLECOMTE)

- Mardi 12 avril entre 17h00 et 20h00 à la Salle des Fêtes de Chaignay (rue du Presbytère, 21120 CHAIGNAY)

Vous pouvez également visualiser l'invitation des permanences ici

Nous serons heureux d'échanger avec vous et nous ferons notre maximum pour répondre à vos questionnements sur le projet éolien de La Grande Charme.  

A bientôt !

 

31 mars 2022

Mise à disposition du Résumé Non Technique (RNT)

Le RNT est à présent disponible dans les mairies de tous les communes limitrophes au projet éolien de la Grande Charme : Villecomte, Chaignay, Saulx-le-Duc, Epagny, Diénay, Is-sur-tille, Marcilly-sur-Tille, Marsannay-le-Bois, Tarsul, Vernot, Saussy, Gémeaux.

Il peut être aussi visionné sur le lien suivant : ici

Rapide présentation du RNT 

- Etude de l'état actuel de l'environnement : présentation du milieu physique, de la biotope et biocénose qui le composent, du cadre réglementaire des communes concernées ainsi que les aires et sites protégés.

- Etude des variantes d'implantation : 4 variantes d'implantation du projet ont été étudiées afin d'estimer la variante la plus optimale. La variante n°4 (4 éoliennes de 200 m bout de pâle) a été finalement retenue. Le site occupera alors une surface de 2,93 ha une fois mis en service pour une production annuelle d'environ 50 800 MWh. Ce qui correspond à la consommation électrique de 25 200 habitants (hors chauffage).

 

- Impacts du projet retenu avant la mise en place de mesures de réduction :

Près de 38 344 tonnes de CO2 seraient évités grâce au projet en comparaison de ce qu'émettrait le mix énergétique français actuel.

Du côté de l'environnement, les études menées par un bureau d'études indépendant ont montré que les impacts liés au projet ne remettrait pas en cause la continuité écologique des espèces présentes sur le site. 

Les retombées fiscales pour le territoire (taxes et impôts) sont estimées à 190 000 € par an pendant toute la durée d'exploitation du parc (au moins 20 - 25 ans).

Du côté du paysage et du patrimoine, les impacts du à la covisibilité et la visibilité du projet sont evalués de faibles à nul concernant les sites protégés et les monuments historiques, et de faible à modéré pour les lieux de vie.

 

- Principales mesures :

Des mesures d'évitement, de réduction et de compensation y sont énumérées. On peut noter l'optimisation de la date de démarrage des travaux pour minimiser les impacts sur la faune,le choix du gabarit de l'éolienne ou encore les mesures de suivi des espèces afin de veiller à leur perénité. Des mesures d'accompagnement sont aussi envisagées comme l'aménagement d'un sentier pédagogique au sein de la forêt ou encore des plantations de haies bocagères en fond de jardin pour les habitants qui le souhaiteraient. 

 

Nous restons à votre disposition pour tout questionnement concernant le projet éolien de La Grande Charme.

A bientôt !

25 février 2022

Une deuxième lettre d’information sur le projet éolien de la Grande Charme a été envoyée aux communes. Cliquez ici pour la consulter.

Vous pouvez aussi retrouver la première lettre d’information ici.

Le Résumé Non Technique de l’étude d’impact du projet de la Grande Charme sera prochainement mis à votre disposition. Ce document présentera les différentes parties de l’étude d’impact de façon claire et concise afin de faciliter la prise de connaissance des études, de leurs enjeux et de leur importance dans le projet.

Actualités sur le mat de mesure

Le mât de mesure de vent, d'une hauteur de 123,5m, a été installé en mars 2021.

Il permet d'avoir une connaissance précise du gisement de vent et de récolter des données d'écoute des chiroptères. La campagne de mesure durera environ 18 mois.

Image mat de mesure

 

En amont de son installation, les services de l'Armée, de la DGAC ainsi que la mairie de Chaignay ont été consultés dans le cadre d'une déclaration préalable. La commune de Chaignay, propriétaire des parcelles visées, au niveau du lieu-dit « Les Prés Nouveaux », a également donné son accord.

Pour plus d’informations sur le mât de mesure, cliquez ici.

05 octobre 2021

1) Défrichement

L’implantation des éoliennes nécessitera du défrichement pour la réalisation de certaines infrastructures (plateformes, fondations…). Néanmoins, nous nous attacherons à limiter au maximum le défrichement sur la zone d’étude, en nous appuyant sur l’étude de défrichement.

La surface nécessaire pour l’implantation d’une éolienne en forêt est d’environ 3500m2 (correspondant à la fondation au pieds de l’éolienne et à la surface de grutage nécessaire à la maintenance, c’est-à-dire que tout le défrichement est pris en compte dans ce chiffre) ce qui représenterait pour le projet éolien de la Grande Charme environ 0,5% de la surface boisée de la zone d’implantation étudiée.

 

2) Nature : faune, flore et sols

L’impact sur la nature d’un parc éolien fait l’objet d’une étude spécifique, l’étude d’expertise écologique, qui est impérative pour l’obtention de l’autorisation de construire puis d’exploiter le parc. Cette étude qui court, selon le projet, sur une période de 12 mois à 18 mois de façon à travailler sur un cycle biologique complet, prend en compte aussi bien la flore que la faune du lieu.  A noter que l'implantation d'éoliennes sur un site est très réglementée et qu'elles ne doivent notamment pas se trouver sur un des axes de migration principaux pour les oiseaux.

Les études d’impact concernant les volets écologique et paysager sont en cours de réalisation. Elles ont été menées par les bureaux d’étude spécialisés Envol Environnement et Agence CouasnonL’accès aux différentes études sera régulièrement mis à jour au fur et à mesure de leur avancement. Lorsque toutes les études auront été finalisées, un résumé non technique de ces dernières sera disponible sur ce site.

Tant les espèces qui peuplent le lieu que celles qui migrent à travers lui, sont identifiées et une attention toute particulière est portée aux espèces dites « patrimoniales », c’est-à-dire des espèces protégées pour assurer leur bon état de conservation dans le secteur.

L'impacts du projet sur le sol et le sous-sol apparait comme relativement négligeable au vue de la surface impactée (~3500m2 / éolienne), A noter également que le béton utlisé pour la fondation est un matériau inerte qui ne pollue pas le sol et le sous-sol. De plus, la nouvelle réglementation en vigueur impose le retrait de cette fondation dans sa totalité, comme détaillé dans la partie Recyclage et Démantèlement.

 

3) Recyclage et démantèlement

 

Le démantèlement et la remise en état du site après l’arrêt définitif du projet éolien seront à la charge du maître d’ouvrage et non de la commune ou du propriétaire foncier. 

L’ensemble des fondations du parc éolien de la Grande Charme sera excavé, conformément à l’arrêté du 22 juin 2020. 

En effet, cet arrêté du 22 juin 2020 est récemment venu modifier l’arrêté du 26 août 2011, imposant aux exploitants de parcs éolien d’aller plus loin dans leurs obligations de démantèlement et de recyclage.  

Ainsi, l’article 29 – I de l’arrêté du 22 juin 2020 impose désormais : 

« 1. le démantèlement des installations de production d'électricité, des postes de livraison ainsi que les câbles dans un rayon de 10 mètres autour des aérogénérateurs et des postes de livraison; 

2. l'excavation de la totalité des fondations jusqu'à la base de leur semelle, à l'exception des éventuels pieux. Par dérogation, la partie inférieure des fondations peut être maintenue dans le sol sur la base d'une étude adressée au préfet démontrant que le bilan environnemental du décaissement total est défavorable, sans que la profondeur excavée ne puisse être inférieure à 2 mètres dans les terrains à usage forestier au titre du document d'urbanisme opposable et 1 m dans les autres cas. Les fondations excavées sont remplacées par des terres de caractéristiques comparables aux terres en place à proximité de l'installation ; 

3. la remise en état du site avec le décaissement des aires de grutage et des chemins d'accès sur une profondeur de 40 centimètres et le remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres à proximité de l'installation, sauf si le propriétaire du terrain sur lequel est sise l'installation souhaite leur maintien en l'état. » 

Par ailleurs, rappelons que conformément à l’article D.181-15-2, I, 11° du Code de l’environnement, le(s) propriétaire(s) et le(s) maire(s) de la (des) commune(s) concerné(e)(s) par un projet éolien sont consultés sur les conditions de démantèlement. 

De plus, le traitement et le recyclage des éoliennes est prévu par la directive-cadre sur les déchets de 2008, transposée par la loi sur l’économie circulaire, dans le Code de l’Environnement. Les matériaux sont traités selon le principe clef de la hiérarchie des déchets, qui vise l’allongement de la durée de vie des installations en place et l’optimisation des matériaux employés pour les pales.  

Lorsque les éoliennes ne peuvent pas à être réutilisées, la priorité va au recyclage. 90% d’une éolienne est recyclable. Les métaux (acier, cuivre, fonte, aluminium) sont entièrement recyclés et le béton sera valorisé sous forme de granula dans d’autres ouvrages de BTP. Les pales composées de matériaux composites sont prises en charge par des filières spécialisées dans le cadre d’une valorisation thermique ou sont broyées pour servir à la fabrication de ciment. 

·       Il n’est en aucun cas possible de mettre en décharge les pales des éoliennes dans un pays de l’UE. 

·       Il n’est en aucun cas possible d’abandonner des éoliennes sur le territoire français 

En savoir plus sur le recyclage et le démantèlement ici.

 

4) Impact visuel

Une éolienne est un objet qui a pour rôle de capter du vent ; de ce fait, une éolienne se déploie dans la hauteur. Notons que la recherche a permis des progrès techniques réels ces dernières années et que les fabricants proposent aujourd’hui des machines plus hautes que par le passé : de 150 mètres bout de pale il y a 2 à 3 ans, elles sont passées à plus de 200 mètres bout de pale.

Par conséquent, du fait de sa fonction et sa conception, une éolienne est un objet qui se voit dans le paysage.

Chacun perçoit ensuite cet objet différemment en fonction de la perception, subjective, qu’il en a et qui lui est propre. Ainsi, pour les uns les éoliennes sont une nuisance pour le paysage et pour les autres, elles ne le sont pas.

Conscients de cela, tant les services instructeurs de l’État que les porteurs de projets sont attentifs à mener les études nécessaires pour arriver à la l’implantation la plus optimale en termes paysagers afin de réduire l’impact visuel au maximum.

Ce travail se base notamment sur l’étude paysagère réalisée pendant la phase d’étude du projet. Il s’agit d’étudier comment sera vu et perçu le parc éolien à partir de tous les points remarquables à l’intérieur d’une zone de 20 km autour du parc : depuis les hameaux et les bourgs riverains et environnants, depuis les axes de circulation, les chemins touristiques mais également depuis les monuments et les lieux remarquables.

Des simulations visuelles intégrant de 30 à 50 photomontages sont ensuite réalisées pour à la fois affiner le positionnement des machines et percevoir leur impact sur le paysage.

 

5) Nuisances sonores et santé

L'acoustique :

Il est reconnu qu’un bruit peut affecter les personnes qui y sont exposées. Les troubles peuvent être absents, légers, ou plus importants, selon le volume du bruit, la durée d’exposition au bruit, le moment de la journée, la distance au lieu d’origine du bruit, la fréquence du bruit…

Les perturbations sonores ont diminué ces dernières années grâce à l’amélioration technique des machines et à une meilleure prise en compte des impacts acoustiques au moment des études du projet.

Les émissions sonores des parcs éoliens sont régies par l’arrêté du 26 août 2011 relatif aux éoliennes soumises à autorisation au titre des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement –ICPE. Ces dispositions reprennent pour l’essentiel celles qui prévalent dans la réglementation sur les bruits du voisinage, définies dans le code de la santé publique.

Cette réglementation impose des limites : le bruit à l'extérieur du parc, dans les zones à émergence réglementée, dont les habitations, doit être inférieur à 35 dB (A), correspondant au volume sonore d’une conversation à voix basse.

La réglementation impose également aux parcs éoliens de ne pas dépasser un niveau de bruit supérieur à 5 décibels le jour et 3 décibels la nuit par rapport au bruit existant auparavant (par exemple le bruit du vent dans les arbres). 5 décibels, c’est pratiquement le silence. L'échelle de bruit ci-dessous permet de situer l'éolienne. (source: ADEME)

L’acoustique du parc éolien fait l’objet d’une étude à part entière qui fait partie intégrante du dossier d’autorisation remis aux services de l’État. Cette étude suit un protocole précis et rigoureux:

-          Des sonomètres sont installés dans des points remarquables – le plus souvent les habitations les plus proches – autour de la zone d’accueil du projet pour une période d’au moins 10 jours. Ils enregistrent en continu le niveau sonore du site et permettent de dresser la cartographie acoustique du lieu.

-          Suivi d’un travail de simulation numérique de l’impact acoustique du projet dans l’environnement sonore enregistré permettant de vérifier si les seuils réglementaires sont respectés

Un suivi acoustique est réalisé dans les 6 à 12 mois qui suivent la mise en service du parc. Ce suivi permet de s’assurer que le niveau sonore des machines installées respecte bien les seuils réglementaires et que le parc éolien est en conformité avec l’étude menée dans le cadre de la demande d’autorisation environnementale.

Si tel n’est pas le cas, les Services de l’État, la DREAL par l’intermédiaire de l’Inspecteur des Installations Classées, mettent en demeure la société qui exploite le parc pour une mise en conformité. Si elle ne le fait pas, le parc éolien peut être arrêté.

En tout état de cause, les émissions acoustiques ne peuvent pas être à l’origine de troubles physiques. Il y a 50 000 éoliennes dans le monde, dont certaines en fonctionnement depuis plus de 20 ans. Aucun problème de santé qui aurait alerté les autorités sanitaires n'a été remarqué.

Les infrasons :

La sensibilité de l’oreille humaine s’étend d’environ 20 Hz à 20 000 Hz. A priori, tous les sons compris dans cette bande de fréquences sont considérés comme audibles. Quand la fréquence de l’onde sonore est inférieure à 20 Hz, on parle alors d’infra-sons. Les infrasons sont loin d’être une spécificité propre aux éoliennes, ils sont présents dans notre vie courante et sont émis depuis de nombreuses sources : les vagues, le vent, les véhicules, etc. Un rapport établi par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) en 2017 et intitulé « Évaluation des effets sanitaires des basses fréquences sonores et infrasons dus aux parcs éoliens » a montré que les effets sanitaires des infrasons éoliens sont quasi-nuls. Les seuls effets observables demeurent psychologiques (effet nocebo). 

Le document disponible ici permet de donner des informations plus détaillées sur les infrasons et leurs effets : Infrasons - Les effets sur la santé

 

6) Valeur sur l'immobilier

A ce jour, plusieurs études françaises ont étudié l’impact des éoliennes sur le marché de l’immobilier, sur plusieurs années. Elles ont pu démontrer que pour des biens situés proches ou ayant une vue sur les éoliennes, l’impact est nul tant en termes de prix au mque de dynamisme des constructions neuves.

Voici le nom de ces études que vous pourrez consulter sur internet pour avoir plus de détail :

   - Evaluation de l’impact de l’énergie éolienne sur les biens immobiliers – contexte du Nord-Pas-de-Calais ; Climat énergie environnement et Fonds Régional d'Aide à la Maîtrise de l'Energie et de l'Environnement, Nord-Pas-de-Calais ; 2008

   - Éoliennes et territoires, le cas de Plouarzel ; Université de Bretagne Occidentale ; 2008

   - Enquête concernant l’impact économique des éoliennes dans l’Aude et leur perception par les touristes ; Conseil d'architecture d'urbanisme et de l’environnement (CAUE) Aude ; 2002

Ainsi, on peut raisonnablement présager que l’effet du projet éolien de la Grande Charme sera également nul sur l’attractivité des environs et de l’immobilier.

L’implantation d’un parc éolien n’a aucun impact sur les critères de valorisation objectifs d’un bien qui sont la localisation, la surface habitable, l’isolation, le type de chauffage… Il ne joue que sur les éléments subjectifs (beauté ou pas des éoliennes) qui peuvent varier d’une personne à une autre.

Par ailleurs, les retombées économiques générées par le parc éolien permettent aux collectivités de maintenir ou de financer de nouveaux équipements ou services et ainsi d'améliorer leur attractivité.

 

7) Retombées économiques pour le territoire

Les retombées économiques que percevra le territoire (Commune, EPCI, ...) ne sont pas fonction de la production du parc éolien mais bien de la puissance qui sera installée. Elles seront donc percues peu importe que les éoliennes tournent ou pas.

D’une part, un projet éolien lorsqu’il est implanté sur un territoire, est considéré comme étant une entreprise de production d’électricité. Il est donc contraint à payer des taxes et des impôts qui sont les suivants :

  • TFPB : Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties
  • CET : Contribution Economique Territoriale (CFE + CVAE)
  • IFER : Impôt Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux

Les bénéficiaires seront :

  • Les communes de Villecomte et Chaingnay (communes d’implantation) : perçoivent environ 18% des impôts via la TFPB et l’IFER
  • La Communauté de communes des Vallées de la Tille et de l’Ignon : perçoit environ 53% des impôts via la TFPB, la CET et l’IFER
  • Le Département de la Côte d’Or : perçoit environ 29% des impôts via la TFPB, la CET et l’IFER

Les taxes et impôts versés par l’exploitant sont fonction des taux votés annuellement et du nombre de Mégawatt installés. Ils ne dépendent pas de la production du parc éolien.

Pour avoir un ordre d’idée, dans le cas d’un scénario à 4 éoliennes de 5,6MW* de puissance unitaire, la Communauté de communes toucherait +/- 100 000€ /an et le département +/- 50 000€ /an. De leur côté, les communes de Villecomte et Chaignay toucheraient +/- 9 000€ /an par éolienne implantée sur leur commune.

D’autre part, il est nécessaire pour l’exploitant du parc éolien, de louer les terrains sur lesquelles seront installées les éoliennes, mais aussi toutes les autres infrastructures utiles à l’exploitation du parc (plateforme de grutage, poste de livraison, etc). Dans ce cadre, un bail emphytéotique sera alors signé entre le propriétaire du terrain et l’exploitant du parc éolien. La location de terrain implique forcement une contrepartie financière. Un loyer est donc versé au propriétaire du terrain pris à bail (et à l’exploitant agricole lorsque les infrastructures se trouvent sur les parcelles cultivées). En ce qui concerne le projet éolien de la Grande Charme, les parcelles concernées appartiennent aux communes de Villecomte et de Chaignay.

Comme pour les taxes, le loyer est également calculé en fonction du nombre de Mégawatt installé sur les terrains pris à bail et ne dépend pas de la production du parc éolien. Le loyer qui est proposé à la commune est de 4 000€/MW/an.

Pour 4 éoliennes de 5,6MW*, chaque commune pourrait toucher : 2 x 4 000 x 5,6 = 44 800€ / an

*le nombre d’éoliennes ainsi que leur puissance ne sont pas définis à ce jour. La puissance unitaire d’une éolienne peut varier de 2 à 6 MW en fonction de son gabarit, du secteur d’implantation, du modèle retenu, etc.

Enfin d’autres sources de retombées économiques peuvent exister comme, par exemple, la location des chemins communaux permettant l’accès au parc éolien.

En définitif, contrairement à la communauté de communes et au département, les communes de Villecomte-Chaignay percevront en plus des taxes et impôts, un loyer relatif à la location des terrains dont elle sont propriétaires. L’ensemble des retombées économiques (taxes + loyer) seront versées pendant toute la durée d’exploitation du parc éolien, soit de la construction au démantèlement des éoliennes.

Depuis la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), les collectivités peuvent être actionnaires de société de production d’électricité renouvelables sur leur territoire. L’actionnariat du parc éolien pourrait être ainsi ouvert à la commune d’implantation et aux communes limitrophe.

Les collectivités territoriales qui co-investiront dans la construction du parc éolien aux côtés de Valeco bénéficieront ainsi des dividendes à hauteur de leur actionnariat pendant toute la durée de vie du parc éolien.

 

8) Subventions et coûts de l'éolien

L’éolien a l’avantage d’avoir des coûts connus, le développement de ses parcs en France étant très encadré. Ils couvrent l’ensemble de son cycle de vie : les coûts de démontage, recyclage et remise en état des sites sont notamment inclus au coût final.

Début 2018, les résultats du premier appel d’offre éolien terrestre établissent en moyenne le coût de l’énergie éolienne à 65.4€/MWh. Plus récemment, ce chiffre a encore baissé : 62.9€/MWh début 2020, et 59.5€/MWh lors du dernier appel d’offres de février 2021.

Le surcoût résultant de l’obligation d’achat est compensé par la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Celle-ci est fixée à 22,5 €/MWh depuis le 1er janvier 2016 et est supportée par tous les consommateurs d’électricité. Elle sert à financer le développement de l’énergie éolienne, au même titre que les autres énergies renouvelables, la cogénération, la péréquation tarifaire dans les ZNI, etc.

L’éolien ne représente que 15,2 % du total de la CSPE, et non la majorité

La FEE (France Energie Eolienne) relaye que : « En 2016, le coût moyen de l’énergie éolienne pour les français s’élevait à 1€ par mois et par foyer »

De plus, si l’on considère les résultats à une autre échelle que celle des GWh produits, et tous les gains en termes de sécurité, baisse de la production de gaz à effets de serre… l’investissement est loin d’être disproportionné quant au résultat !

 

9) Production d'électricité

Sur le territoire français, les éoliennes tournent et produisent de l’électricité 95 % du temps selon l’ADEME. De plus, cette énergie est prévisible, notamment grâce à la météo, qui permet d’anticiper les chiffres de production 3 jours à l’avance. L’évolution des technologies permet par ailleurs de produire de l’énergie éolienne avec des vents de plus en plus faibles.                                                          

De plus, la France possède trois régimes de vent différents (Atlantique, Mer du Nord et Méditerranée). Le vent souffle donc presque en permanence dans au moins une partie du pays, et d’autant plus en hiver, saison lors de laquelle la demande d’électricité est la plus forte. Quand il n’y a pas de vent dans une région, il y a de fortes chances qu’il y en ait dans une autre. Le parc éolien français produit donc quasiment en permanence.  

L’énergie éolienne étant une énergie « variable», il est en effet nécessaire de maintenir d’autres moyens de production d’électricité et ainsi constituer un mix énergétique. Cependant, elle permet à chaque fois de se substituer à la production de cette même électricité par des centrales fossiles émettrices de gaz à effet de serre et polluants. 

Le gestionnaire du réseau électrique compense la variabilité résiduelle de l’éolien en utilisant les autres sources de production et les capacités de stockage offertes, notamment par l’eau des barrages, des lacs de retenue et des stations de transfert d’énergie par pompage (STEP). Le stockage de l’énergie éolienne est un domaine de recherche qui progresse rapidement. 

La production d’électricité éolienne s’élève à 39,7 TWh sur l’année 2020 ce qui représente plus de 8,8 % de la consommation électrique française en 2020. La puissance raccordée au cours de l’année 2020 s’élève à 1 105 MW selon le Panorama de l’électricité renouvelable 2020 publié par RTE. 

D'ici 2050, l'éolien sera amené à représenter au minimum la moitié du mix énergétique en France (d'apres l'étude "Futurs énergétiques 2050", publiée par RTE le 25 octobre 2021). Dans le scénario central de l’étude de l’ADEME, l’éolien terrestre français représente 53% de la production d’électricité. L’éolien sera donc de fait le pilier central du mix électrique Français dans les prochaines années. 

 

10) Bilan carbone d'une éolienne

Ce sont essentiellement les centrales thermiques à flamme qui sont responsables de l’augmentation de la moyenne des émissions de CO2/kWh. L’énergie éolienne, comme toutes les énergies renouvelables ont priorité d’accès au réseau, ainsi, chaque kWh produit par un système renouvelable (et donc bas carbone) se substitue à un kWh qui aurait pu être produit par un système non renouvelable (centrale thermique à flamme ou centrale nucléaire). Ce système contribue donc à la décarbonation du mix électrique local et national.

Fin 2015, Cycleco a réalisé pour l'ADEME (l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) une étude du cycle de vie complet d’une éolienne (« Rapport sur l’analyse du cycle de vie de l’éolien français »). Ce cycle comprend la fabrication des composants, le transport, la construction, la phase d’exploitation incluant la maintenance, la désinstallation et le recyclage de l’éolienne. Le constat est très positif pour la filière éolienne. Au cours de sa première année d’exploitation, une éolienne rembourse l’ensemble de l’impact CO2 de son cycle de vie et l’énergie nécessaire à sa construction.

Durant sa phase d’exploitation l’énergie éolienne a un niveau d’émission de CO2 très faible. En effet l’éolienne ne nécessite pas de combustible et n’émet pas de CO2 ni de gaz à effet de serre. Elle n’émet pas non plus d’autres polluants atmosphériques tels que SO2, Nox, particules fines ou déchets nucléaires. Elle ne consomme pas d’eau contrairement aux moyens de production classiques qui en utilisent de grandes quantités dans leurs processus de refroidissement. Les opérations de maintenance, qui nécessitent des trajets en véhicule, sont les principales sources d’émission de CO2 pendant la phase d’exploitation.

Toutefois quand on tient compte de l’ensemble de la durée de vie d’une éolienne soit 20 années les émissions sont estimées à 12,7 gCO2 eq/kWh. Par ailleurs la durée de vie d’une éolienne récente est maintenant de 25 voire 30 années, ce qui réduit encore ce taux d’émission.

D’après l’ADEME l’énergie nécessaire à la construction, l’installation et le démantèlement futur d’une éolienne est compensée par sa production d’électricité en 12 mois. En d’autres termes, sur une durée de vie de 20 ans, une éolienne produit 19 fois plus d’énergie qu’elle n’en nécessite pour sa construction, son exploitation et son démantèlement.

Ce chiffre est à comparer avec les autres sources d’énergie. L’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change, en français GIEC, Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a réalisé une étude des émissions de CO2/kWh des différentes énergies, le graphique si dessous présente les résultats :

Cela permet alors de mettre en lumière la pertinence de l’énergie éolienne terrestre puisque l’émission de g CO2/kWh produite est plus de 6 fois inférieure à celle du mix énergétique français (87g CO2/kWh).

04 juin 2021

Le ministère de la Transition écologique a publié fin mai 2021 un document pour y voir plus clair sur l’éolien terrestre.

Vous avez déjà lu ou entendu des affirmations sur l’éolien terrestre concernant le démantèlement, la production d'électricité ou encore la biodiversité  ? Ce document vous permettra de démêler le vrai du faux.

Cliquez ici pour le consulter.

19 janvier 2021

La première lettre d'information liée au projet éolien du Bois de la Brosse a été envoyée. Retrouvez-la ici

19 janvier 2021

Les services de l'Armée et de la DGAC ainsi que la Mairie de Chaignay ont émis un avis favorable à l'installation d'un mât de mesure, ayant fait l'objet d'une déclaration préalable.

Ce mat d’une hauteur de 123,5m avec des haubans de 70m a pour projet d’être installé en forêt, au niveau du lieu-dit "Les Prés Nouveaux" sur le territoire de la commune de Chaignay. 

Il permettra d’avoir une connaissance précise du gisement de vent et de récolter des données d’écoute des chiroptères (chauves-souris). La campagne de mesure durera environ 18 mois à compter de son installation, probablement aux alentours de février-mars 2021.

06 janvier 2021

Les études environnementales ont débuté au printemps 2020 auprès du bureau d’études Envol Environnement. Trois grands thèmes sont étudiés : les oiseaux, les chauves-souris, et la flore et petite faune.

Les experts s’appuient sur des enquêtes et recherches bibliographiques, mais également sur des investigations de terrain, réalisées sur une année complète, afin de recenser les espèces présentes autour de la zone d’étude et d’analyser leur comportement. L’objectif est d’évaluer les enjeux écologiques et de choisir l’implantation qui minimisera les impacts.

Retrouvez ici le rapport d'avancement (mis à jour le 06 janvier 2021)

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Interlocuteur
Amandine Cregut (chef de projet)
amandinecregut@groupevaleco.com
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Les actualités
PROJET ÉOLIEN DE LA GRANDE CHARME
04 avril 2022
Permanences d'informations le 11 et 12 avril 2022 dans les communes de Villecomte et Chaignay Dans le cadre de l’information sur le projet éolien de La Grande Charme situé sur les communes de VILLECOMTE et CHAIGNAY, Marie PASCAL, Cheffe de Projet...
31 mars 2022
Mise à disposition du Résumé Non Technique (RNT) Le RNT est à présent disponible dans les mairies de tous les communes limitrophes au projet éolien de la Grande Charme : Villecomte, Chaignay, Saulx-le-Duc, Epagny, Diénay, Is-sur-tille, Marcilly-sur-Tille, Marsannay-le-Bois, Tarsul, Vernot, Saussy,...
25 février 2022
Une deuxième lettre d’information sur le projet éolien de la Grande Charme a été envoyée aux communes. Cliquez ici pour la consulter. Vous pouvez aussi retrouver la première lettre d’information ici. Le Résumé Non Technique de l’étude d’impact du projet de la...
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